Gabrielle Gallar

Lu sur le salon beige

Gabrielle Guallar est chargée des affaires publiques auprès du secrétaire général de LVMH, Marc-Antoine Jamet. Très discrète, cette brillante lobbyiste, ancienne du Centre national de la cinématographie, est passée de l’ombre à la lumière à l’occasion de la campagne des primaires de la gauche conduite par son compagnon Benoît Hamon, devenu depuis le candidat des socialistes.

En refusant que sa femme participe à l’émission Une Ambition Intime de Karine Le Marchand, Benoît Hamon a braqué les projecteurs sur elle.

Cette diplômée de Sciences-Po, mi-catalane, mi-danoise, qui parle cinq langues, a longtemps bataillé en faveur de l’ouverture des magasins le dimanche et le travail en soirée pour le compte de Sephora, filiale de LVMH. Elle avait défendu son point de vue le 10 mars 2015 devant une commission spéciale du Sénat chargée d’examiner la loi Macron alors que son mari bataillait en face en proposant une série d’amendements. Il faut dire que le groupe de luxe avait été condamné en septembre 2013 à fermer les portes du magasin Sephora des Champs-Elysées à 21 heures.

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Trouvé sur le blog de Jean-Frédéric Poisson. Seul candidat de la « primaire 2016 » de la droite et du centre à défendre le repos dominical ?

« Au niveau économique, de grandes enseignes se rendent compte que le travail du dimanche n’a rien apporté en termes de croissance et de rentabilité. Au niveau social également, nous ne devons pas oublier la richesse immatérielle pour notre société des temps de repos partagés.

La loi de 2009 était équilibrée sur l’ouverture des commerces le dimanche : elle encadrait notamment l’ouverture des magasins situés en zone touristique. Avec la libéralisation de l’ouverture des magasins le dimanche, la liberté des salariés de travailler le dimanche ou non n’est pas garantie, tout comme la réelle liberté des commerces, particulièrement des petits commerces de proximité, d’ouvrir ou non. »

cec

Dans le respect de la liberté religieuse et du bien commun de tous, les chrétiens ont à faire reconnaître les dimanches et jours de fête de l’Église comme des jours fériés légaux. Ils ont à donner à tous un exemple public de prière, de respect et de joie et à défendre leurs traditions comme une contribution précieuse à la vie spirituelle de la société humaine. Si la législation du pays ou d’autres raisons obligent à travailler le dimanche, que ce jour soit néanmoins vécu comme le jour de notre délivrance qui nous fait participer à cette  » réunion de fête « , à cette  » assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux  » (He 12, 22-23).

cec

Sanctifier les dimanches et jours de fête exige un effort commun. Chaque chrétien doit éviter d’imposer sans nécessité à autrui ce qui l’empêcherait de garder le jour du Seigneur. Quand les coutumes (sport, restaurants, etc.) et les contraintes sociales (services publics, etc.) requièrent de certains un travail dominical, chacun garde la responsabilité d’un temps suffisant de loisir. Les fidèles veilleront, avec tempérance et charité, à éviter les excès et les violences engendrées parfois par des loisirs de masse. Malgré les contraintes économiques, les pouvoirs publics veilleront à assurer aux citoyens un temps destiné au repos et au culte divin. Les employeurs ont une obligation analogue vis-à-vis de leurs employés.

cec

Que les chrétiens qui disposent de loisirs se rappellent leurs frères qui ont les mêmes besoins et les mêmes droits et ne peuvent se reposer à cause de la pauvreté et de la misère. Le dimanche est traditionnellement consacré par la piété chrétienne aux bonnes œuvres et aux humbles services des malades, des infirmes, des vieillards. Les chrétiens sanctifieront encore le dimanche en donnant à leur famille et à leurs proches le temps et les soins, difficiles à accorder les autres jours de la semaine. Le dimanche est un temps de réflexion, de silence, de culture et de méditation qui favorisent la croissance de la vie intérieure et chrétienne.

cec

Pendant le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles s’abstiendront de se livrer à des travaux ou à des activités qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au Jour du Seigneur, la pratique des oeuvres de miséricorde et la détente convenable de l’esprit et du corps. Les nécessités familiales ou une grande unité sociale constituent des excuses légitimes vis-à-vis du précepte du repos dominical. Les fidèles veilleront à ce que de légitimes excuses n’introduisent pas des habitudes préjudiciables à la religion, à la vie de famille et à la santé.

« L’amour de la vérité cherche le saint loisir, la nécessité de l’amour accueille le juste travail. » (Saint Augustin)