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Trouvé sur le blog de Jean-Frédéric Poisson. Seul candidat de la « primaire 2016 » de la droite et du centre à défendre le repos dominical ?

« Au niveau économique, de grandes enseignes se rendent compte que le travail du dimanche n’a rien apporté en termes de croissance et de rentabilité. Au niveau social également, nous ne devons pas oublier la richesse immatérielle pour notre société des temps de repos partagés.

La loi de 2009 était équilibrée sur l’ouverture des commerces le dimanche : elle encadrait notamment l’ouverture des magasins situés en zone touristique. Avec la libéralisation de l’ouverture des magasins le dimanche, la liberté des salariés de travailler le dimanche ou non n’est pas garantie, tout comme la réelle liberté des commerces, particulièrement des petits commerces de proximité, d’ouvrir ou non. »

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Dans le respect de la liberté religieuse et du bien commun de tous, les chrétiens ont à faire reconnaître les dimanches et jours de fête de l’Église comme des jours fériés légaux. Ils ont à donner à tous un exemple public de prière, de respect et de joie et à défendre leurs traditions comme une contribution précieuse à la vie spirituelle de la société humaine. Si la législation du pays ou d’autres raisons obligent à travailler le dimanche, que ce jour soit néanmoins vécu comme le jour de notre délivrance qui nous fait participer à cette  » réunion de fête « , à cette  » assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux  » (He 12, 22-23).

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Sanctifier les dimanches et jours de fête exige un effort commun. Chaque chrétien doit éviter d’imposer sans nécessité à autrui ce qui l’empêcherait de garder le jour du Seigneur. Quand les coutumes (sport, restaurants, etc.) et les contraintes sociales (services publics, etc.) requièrent de certains un travail dominical, chacun garde la responsabilité d’un temps suffisant de loisir. Les fidèles veilleront, avec tempérance et charité, à éviter les excès et les violences engendrées parfois par des loisirs de masse. Malgré les contraintes économiques, les pouvoirs publics veilleront à assurer aux citoyens un temps destiné au repos et au culte divin. Les employeurs ont une obligation analogue vis-à-vis de leurs employés.

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Que les chrétiens qui disposent de loisirs se rappellent leurs frères qui ont les mêmes besoins et les mêmes droits et ne peuvent se reposer à cause de la pauvreté et de la misère. Le dimanche est traditionnellement consacré par la piété chrétienne aux bonnes œuvres et aux humbles services des malades, des infirmes, des vieillards. Les chrétiens sanctifieront encore le dimanche en donnant à leur famille et à leurs proches le temps et les soins, difficiles à accorder les autres jours de la semaine. Le dimanche est un temps de réflexion, de silence, de culture et de méditation qui favorisent la croissance de la vie intérieure et chrétienne.

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Pendant le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles s’abstiendront de se livrer à des travaux ou à des activités qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au Jour du Seigneur, la pratique des oeuvres de miséricorde et la détente convenable de l’esprit et du corps. Les nécessités familiales ou une grande unité sociale constituent des excuses légitimes vis-à-vis du précepte du repos dominical. Les fidèles veilleront à ce que de légitimes excuses n’introduisent pas des habitudes préjudiciables à la religion, à la vie de famille et à la santé.

« L’amour de la vérité cherche le saint loisir, la nécessité de l’amour accueille le juste travail. » (Saint Augustin)

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Comme Dieu « se reposa le septième jour après tout le travail qu’Il avait fait » (Gn 2, 2), la vie humaine est rythmée par le travail et le repos. L’institution du Jour du Seigneur contribue à ce que tous jouissent du temps de repos et de loisir suffisant qui leur permette de cultiver leur vie familiale, culturelle, sociale et religieuse.

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Extrait du dernier livre de Charles Beigbeder (en collaboration avec Benoît Dumoulin), Charnellement de France :

Enraciner l’Homme dans un cadre de vie harmonieux suppose aussi de respecter le rythme naturel et culturel dans lequel se déploie son action. Le rythme naturel renvoie avant tout à l’alternance des saisons qui influe sur notre mode de vie. Il n’est pas besoin d’évoquer la théorie des climats de Montesquieu pour comprendre que l’activité économique est nécessairement plus intense en hiver qu’en été. Le rythme culturel renvoie, quant à lui, au repos dominical, institué par le christianisme, à la fois pour sanctifier le jour du Seigneur comme pour montrer que le travail n’est pas une fin en soi mais doit être au service de l’Homme. Read More →