Neuvaine du 30 juin au 8 juillet

Merci à tous pour votre combat spirituel !

Déjà plus d’une centaine d’adhésions à la neuvaine, de toute la France (Alsace, Nice , Tours, Nord, Saint-Etienne, Paris, Troyes, Bretagne, Mâcon, Grenoble…) en 24 heures !

N’hésitez pas à faire suivre.

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De quoi se mettre en colère ?

gerard-filochePosté dans Politique par Gérard Filoche le 24 juin 2009 :

Il s’agit comme vous l’avez compris de faire travailler des femmes et des jeunes pauvres et précaires le dimanche… Il s’agit d’un vandalisme social pour détruire les liens sociaux partout, dans les cités, dans les familles, dans la vie citoyenne…  Il s’agit de remplacer la société du loisir par la société du caddie…  Il s’agit de fabriquer du chômage…  le lundi ! Il s’agit de favoriser la grande distribution et de faire fermer les commerces de proximité…

Mais pas seulement : Sarközy, Chatel, Bertrand, Maillé ont appâté le gogo en prétendant que le dimanche serait payé double et accompagné d’un repos compensateur c’est-à-dire payé triple. Seuls les naïfs pouvaient croire cela.

Les dernières moutures du texte précisent que ce ne sera pas le cas
-       dans les communes touristiques (sic) (attention elles seront distinctes des « zones touristiques ») ;
-       dans l’ameublement (sic) (et d’autres branches comparables, le bricolage…) ;
-       dans les lieux déjà dits de consommation d’usage les week-ends (sic).
C’est-à-dire que là où il y avait déjà ouverture, il n’y aura pas de doublement, ni de repos compensateur, ce sera … négocié.

Nous le disions déjà : la banalisation du travail du dimanche se traduira par une banalisation du salaire du dimanche, sans majoration, sans avantage, ni repos compensateur. Les quelques salariés abusés, comme à Plan de Campagne qui croyaient y voir un gain sont tombés dans le piège, l’ouverture généralisée du dimanche se traduira par des salaires ordinaires le dimanche ! S’il n’y a plus d’exception pourquoi payer plus ?

Et des détails que Martine Billard, député » Verts»  de Paris n’a pas manqué de dénoncer et de combattre : il y aura trois cas particuliers, Paris, Lyon et Marseille. Ce serait les maires qui trancheraient…. Hé oui, mais à Paris, le texte ne dit pas cela, ce sera le Préfet.

Allez Paris, ville touristique sera ouverte le dimanche avec des caissières, femmes, jeunes pauvres et précaires.

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Repos n’est pas paresse

Article du rabbin Philippe HADDAD lu dans La Croix :rabbin-philippe-haddad

La Bible met en garde contre la paresse et la négligence dans l’activité professionnelle. Au paresseux, le Livre des Proverbes conseille (bien avant La Fontaine) d’imiter la fourmi afin de ne pas tomber dans le dénuement : « Va vers la fourmi, paresseux, observe ses façons d’agir et deviens sage. Elle n’a ni maître, ni surveillant, ni supérieur ; elle prépare sa nourriture durant l’été, elle amasse ses provisions durant la moisson » (Pr 6, 6-8). L’excès inverse, qui traduirait une boulimie de travail, ne trouverait pas plus grâce à ses yeux. D’où l’importance du chabbat. Ce mot signifie « cessation », plutôt que « repos » : Dieu cesse son œuvre créatrice le septième jour et fonde par ce repli le jour central du calendrier israélite. Du coup, ce jour donne à penser la dialectique travail-cessation : une activité sans répit ôterait toute possibilité de prendre conscience de ses actes et d’en examiner la valeur.

Travailler, produire, être efficace sont des mots clés de notre économie de marché, en même temps qu’une bénédiction en temps de crise. Pourtant, un travail sans repos, sans possibilité de se retrouver avec sa famille, avec sa communauté, avec soi causerait autant de préjudices psychologiques qu’une mise au chômage.

Certes, la notion de retrait n’a pas bonne presse dans un monde qui pousse à investir. Mais le retrait n’est-il que frustration ? Un temps de prière, de méditation sera noté nul sur l’échelle de la productivité, mais hautement coté dans l’échelle de l’être. Par les voies de la sécularisation, le repos chabbatique ou dominical a pris les habits des loisirs, quand nos contemporains affrontent les bouchons pour mériter quelques douceurs au soleil, pour « ne rien faire ». Mais que se passe-t-il quand des hommes sont réunis pour ne pas produire ? Ils créent de la relation, de la parole, de l’échange. Le savoir-faire professionnel peut se muer en savoir être ensemble.

Le juif à travers le chabbat et le chrétien à travers le dimanche proclament la valeur ultime de l’humain, qui ne peut être réduit à une machine de production. L’homme, créature divine, trouve autant sa dignité à bonifier la terre par son action qu’à s’en retirer par un jour voué à la prière. Juifs et chrétiens ont ensemble à porter ce message biblique : le travail de l’homme s’exprime d’abord dans celui de s’accomplir dans son humanité.

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Sauvons le dimanche

cardinal-sistach1Lu sur H2Onews :

Mgr Lluis Martinez cardinal Sistach, archevêque de Barcelone, a affirmé que « supprimer le dimanche comme jour férié et prolonger l’ouverture des magasins les jours de fête entraînerait une augmentation du nombre des personnes obligées de consacrer ces heures et ces journées au travail» .
Si le dimanche n’est plus jour férié, de nombreuses personnes ne pourront pas se consacrer comme avant à leur famille.

« Les membres d’une famille ont besoin d’un temps suffisant pour vivre ensemble et grandir dans l’amour et l’aide réciproque» , a déclaré Mgr Martinez cardinal Sistach qui considère le dimanche comme “un jour important de repos, de joie et de solidarité”.

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Travail dominical : des maires s’opposent à la déréglementation

Lu dans La Gazette des communes :

Avant le nouvel examen en juillet à l’Assemblée de la proposition de loi du député U.M.P. Richard Maillé visant à redéfinir la réglementation du repos dominical, le maire communiste de Tourville-la-Rivière (Seine-Maritime), Noël Levillain, en appelle aux élus de villes disposant de grands centres commerciaux comme Tourville-la-Rivière pour s’opposer à toute déréglementation.

« L’édile ne s’oppose pas à toute ouverture le dimanche, commente Clémence Cabalic, la directrice du cabinet du maire, mais l’expérience prouve que trois ou quatre ouvertures annuelles, telles que celles liées à l’époque de Noël, sont suffisantes. D’ailleurs les enseignes ne nous en demandent pas plus. Démultiplier les ouvertures dominicales serait par ailleurs une régression sociale et sociétale. Le repos dominical est un des fondements de la cohésion familiale et du lien social au travers des activités associatives. Enfin, dans le contexte économique actuel, il semble difficile d’être convaincu du bien fondé du travail le dimanche lorsqu’en semaine, déjà, le travail et l’argent font défaut.» 

Noël Levillain, qui a lancé son appel auprès de différents élus de la région Haute Normandie, revendique avoir déjà fait un adepte, le maire de Barentin où se situe l’un des plus grands centres commerciaux régionaux. Si par ailleurs, la future loi devait déboucher sur la démultiplication des ouvertures, l’élu souhaite qu’au minimum elles soient harmonisées, les mêmes jours pour tout le monde, afin de ne pas mettre en concurrence les bassins d’emplois où sont implantés les centres commerciaux.

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Discrète et fine improvisation de Benoît XVI autour du dimanche

benoit-xviMerci à Hélène Bodenez pour ces quelques lignes :

S’attardant le 3 juin dernier lors de l’audience générale sur la figure de Raban Maur, abbé de Fulda, évêque de Mayence qui vécut au VIIIème siècle pendant le Haut Moyen-Age, Benoît XVI a parlé du dimanche. Concluant la présentation de ce « grand homme d’Eglise », à qui est attribué le Veni creator Spiritus, le pape en venait à citer certaines de ses paroles :

« Celui qui est négligent dans la contemplation, qui ne prend pas de temps pour Dieu, se prive, de lui-même, de la vision de la lumière de Dieu. Celui qui se laisse prendre de façon indiscrète par des inquiétudes et permet à ses pensées d’être emportées par l’études des choses du monde se condamne à l’impossibilité absolue de pénétrer les secrets du Dieu invisible.» 

« Et je pense, s’illumine alors le pape qui s’exprime à ce moment-là en italien, lâchant une nouvelle fois ses notes, que saint Raban Maur nous parle de cela, nous parle à nous aussi.» 

« Même dans les périodes de travail, pendant les temps de vacances, nous devons réserver des moments de notre vie à Dieu, ouvrir notre vie à Dieu avec une pensée une méditation une petite prière.» 

Invitant à profiter de ces précieux loisirs qu’offre le temps libre, le Saint-Père rappelle doucement, dans une improvisation inspirée qui se poursuit plus précise, de « ne pas oublier le dimanche comme le jour du Seigneur, le jour de la liturgie, pour percevoir la beauté de nos églises, de la musique sacrée, de la parole de Dieu, la beauté de Dieu le laisser rentrer dans notre être et ainsi comme cela notre vie devient grande devient vraie» .

Poursuivant en français à l’attention des pèlerins francophones  : « Aujourd’hui par l’exemple de sa vie Raban Maur invite à ne pas négliger de prendre du temps pour contempler le mystère de Dieu, de sorte que les soucis du monde ne dominent pas nos pensées, notre cœur,  mais la lumière de Dieu.» 

Dans un envoi bien approprié, Benoît XVI fortifie ses ouailles : « Que l’Esprit-Saint reçu par l’Eglise au jour de la Pentecôte chasse en vous toute peur et qu’il vous fasse brûler de son ardente charité.» 

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Adveniat Regnum Tuum

mgr-michel-pansard1Lors de son homélie devant 10000 pèlerins de Pentecôte, lundi 1er juin dernier, Mgr Michel PANSARD, évêque de CHARTRES a cité deux actions actuelles que les chrétiens se doivent de mener dans la Cité : la défense du repos dominical et le respect de la vie de la conception à son terme naturel.

Mgr PANSARD, nous vous remercions !

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Dimanche, le temps de l’admiration

mgr-dubost1Recension des propos de Mgr Dubost établie par Hélène Bodenez de Liberté Politique :

Mgr Dubost, était l’invité d’Élodie Chapelle sur Radio Notre-Dame. À quelques jours de la fête de la Pentecôte qui prend ses racines dans la « fête juive des Semaines » où l’on célèbre Dieu faisant à Israël le don de la Torah et de la Révélation, réfléchir aux commandements était donc particulièrement approprié.

L’évêque d’Évry-Corbeil-Essonne ouvre l’émission en soulignant l’intuition de sa dernière publication Choisis donc la vie, prier les dix commandements (éd. Desclée de Brouwer) : savoir que Dieu aime la vie et qu’il nous appelle à la vie. Les commandements ne sont pas des contraintes mais aident à vivre « l’absolu de Dieu dans le relatif des relations des hommes et des femmes ». Ils sont cette « loi naturelle », ces « droits de l’homme », ce qui est « attaché à la dignité humaine » et qui doit être respecté quoi qu’il arrive. Les commandements, c’est ce qui « atteint le fondement de l’homme et de la société », la dignité de Dieu que l’on respecte. S’arrêtant longuement sur le troisième commandement, sur la question du sabbat, la réponse se fait développée en ces temps de périls sur le dimanche.

Mgr Dubost rappelle l’ancrage biblique du dimanche avec un paradoxe : « Les dix commandements sont placés au livre de l’Exode à un moment où les gens ne travaillent pas et où ils ont leur nourriture en prenant la manne, et leur eau en puisant aux sources. Non seulement, ils ne travaillent pas mais on peut dire que la seule mention directe au travail dans les dix commandements, c’est de ne pas travailler ! »

L’étonnant du commandement (« Observe le jour du sabbat pour le sanctifier », Deut. 5, 6-21), c’est que le respect de ce jour va « bien au-delà du dimanche ». « Je suis tout à fait partisan du respect du dimanche, mais ce que rappelle le sabbat à l’homme et à la femme c’est ceci : “Tu n’es pas Dieu, ne te prends pas pour Dieu, tu dois participer à la création certes, tu es gérant de la terre certes, mais cette terre vient de quelqu’un d’autre, et tu dois montrer dans ta vie, dans ton corps, dans ta manière d’être que tu n’es pas à l’origine de tout. » En amont de ce commandement, le fait que l’homme doive reconnaître qu’il n’est pas l’auteur de tout, qu’il a une origine, qu’il a reçu des choses, qu’il arrive dans un monde déjà fait. S’ajoutent à cette explication simple, les raisons théologiques où le sabbat est institué « pour faire comme Dieu ».

L’évêque d’Evry insiste sur l’importance de la prière et donne en dernier lieu une analyse plus mystique :
« Le sabbat – les juifs aiment beaucoup parler de la fiancée du sabbat – c’est le temps où la terre (et l’homme a cette fonction sacerdotale d’offrir la terre) doit rencontrer Dieu, et doit signifier son amour à Dieu. De là, nous plaçons notre volonté de culte notre volonté de nous réunir un jour par semaine ; (nous ne nous réunissons pas le sabbat mais le dimanche ce qui n’est pas tout à fait pareil). “Cette fiançaille” dit qu’“il y aura une unité du monde à venir”. Les six autres jours de la semaine sont là pour faire advenir autant qu’il dépende de nous, ces épousailles de Dieu et de l’humanité ; il me semble que le sabbat n’est pas simplement un signe de la création passée mais signe du futur et qu’il m’invite à regarder ma vie telle qu’elle est, c’est-à-dire ouverte à un avenir d’unité du monde qui devrait m’ouvrir à une sorte d’écologie chrétienne. »

Invitant à relire les épîtres de Paul, l’évêque de villes nouvelles termine son commentaire sur le sabbat en avançant un conseil sage : « Il faut que nous, les urbains, nous prenions le temps de l’admiration ; le sabbat, c’est une invitation à admirer la beauté de la création, admiration de la nature mais aussi admiration des hommes, des femmes, de la construction. » La finale se fait lyrique : « Si tous les chrétiens du monde prenaient le temps de l’admiration… »

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