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Extrait du dernier livre de Charles Beigbeder (en collaboration avec Benoît Dumoulin), Charnellement de France :

Enraciner l’Homme dans un cadre de vie harmonieux suppose aussi de respecter le rythme naturel et culturel dans lequel se déploie son action. Le rythme naturel renvoie avant tout à l’alternance des saisons qui influe sur notre mode de vie. Il n’est pas besoin d’évoquer la théorie des climats de Montesquieu pour comprendre que l’activité économique est nécessairement plus intense en hiver qu’en été. Le rythme culturel renvoie, quant à lui, au repos dominical, institué par le christianisme, à la fois pour sanctifier le jour du Seigneur comme pour montrer que le travail n’est pas une fin en soi mais doit être au service de l’Homme. Read More →

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Lu sur le Monde du Droit :

Le député Jacques Bompard considère que si le principe du repos dominical trouve ses origines dans les racines chrétiennes de notre société, il s’est progressivement « laïcisé » et trouve aujourd’hui sa justification dans la nécessité de protéger la santé des salariés en leur garantissant un jour de repos hebdomadaire qui leur permet de concilier vie professionnelle et vie personnelle, familiale et amicale.

Il a donc déposé, le 13 juillet 2016 à l’Assemblée nationale, une proposition de loi de visant au maintien du droit au repos dominical.

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Lu sur bfmbusiness.bfminfo.com

Le dimanche est traditionnellement consacré aux loisirs, à la famille et aux amis. Pour ceux qui sont amenés à travailler ce jour-là, avoir un jour de repos en semaine ne permet pas d’avoir ces mêmes moments de partage.

Un salaire doublé, la prise en charge des frais de garde des enfants, le remboursement des frais de taxi, voici quelques-unes des compensations obtenues par les salariés dans le cadre des accords de branche permettant le travail dominical. Mais ces avantages ne compensent pas tout. Selon une étude publiée dans la revue Économie et Statistique de l’Insee, travailler le dimanche entraîne une perte de sociabilité familiale et amicale que ne peut remplacer aucun jour de repos en semaine. Un enjeu social « souvent occulté dans les débats relatifs à l’extension du travail dominical », selon ses auteurs, auteurs Jean-Yves Boulin et Laurent Lesnard. Read More →

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Extrait de l’encyclique Laudato Si du pape François :

  1. Le dimanche, la participation à l’Eucharistie a une importance spéciale. Ce jour, comme le sabbat juif, est offert comme le jour de la purification des relations de l’être humain avec Dieu, avec lui-même, avec les autres et avec le monde. Le dimanche est le jour de la résurrection, le « premier jour » de la nouvelle création, dont les prémices sont l’humanité ressuscitée du Seigneur, gage de la transfiguration finale de toute la réalité créée.

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manipulation

Lu sur Le Contrarien

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Vous savez très bien qu’en fonction de la façon dont on pose une question, il est assez facile d’orienter la réponse. Par exemple, si je vous demande si vous seriez prêt à travailler le dimanche si c’est la seule possibilité pour vous de trouver un boulot… alors 90 % des sondés risquent fort de dire « oui » car nous avons tous besoin (et pas forcément envie) de travailler.

Le débat sur le travail dominical en France est une escroquerie intellectuelle et une crétinerie économique qui confine évidemment à la fausse promesse.

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Un texte éclairant de Mgr Robert Poinard, vicaire général du diocèse aux armées :

ORIGINE DU DIMANCHE         

Le terme lui-même a son origine dans le christianisme : les premiers disciples désignèrent en effet ce jour comme celui du Seigneur ainsi qu’en témoignent les Actes de Apôtres et les lettres de saint Paul. L’expression est employée partout dès le IIe siècle tant en grec qu’en latin. C’est de cette langue qu’elle se transmettra au français : le dies domini (« jour du Seigneur ») devient au Moyen Age le dia dominica qui mutera d’abord en vieux français en diemenche puis en dymanche au XIIIe siècle. La forme dimanche devient définitive à la Renaissance.

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Trouvé sur padreblog :

 […] Le repos dominical fait tout autant partie de notre culture – et de notre foi pour les chrétiens – que la crèche. La nécessité d’un jour de gratuité et de repos, pour rappeler que l’homme ne se définit pas seulement par ce qu’il produit ou consomme, est une intuition profonde que nous partageons depuis des siècles, inspirés en cela par l’Ecriture Sainte. Eclairés par la doctrine sociale de l’Eglise, les chrétiens ont participé aux luttes sociales pour imposer peu à peu ce dimanche non travaillé et offrir à tous un temps de gratuité.

Comment défendre la famille si on la prive en même temps de ce jour de retrouvailles et de détente où elle peut se rassembler ? D’ailleurs, sommes-nous les premiers – nous, chrétiens – à veiller sur la qualité de nos dimanches ?

Les partisans de l’extension du travail du dimanche ont des arguments économiques ? Ceux-ci sont discutables et discutés, y compris par des chefs d’entreprise ou des économistes. Mais au fond qu’importe. La fin ne justifie pas les moyens. Ce n’est pas d’abord une question économique : c’est une question de société. Affaiblir le dimanche, c’est bouleverser le rythme de vie de toute la société, des familles, des enfants. Affaiblir le dimanche, c’est toucher à l’homme et à ses besoins fondamentaux : se reposer, se retrouver, servir, s’engager, se détendre, prier…

La tentation ultralibérale

On parle de liberté… Mais au-delà du fait que celle des salariés n’est pas assurée – aujourd’hui volontaires, demain obligés sous la pression de l’employeur – la question est la même que pour les réformes sociétales : le désir individuel doit-il primer en tout temps ? Non, s’il remet en cause des principes fondamentaux et des institutions qui fondent notre vie en commun. C’est le cas pour le repos dominical car celui-ci fait partie du bien commun.

L’ultralibéralisme, qu’il soit éthique, sociétal ou économique, porte toujours la même erreur : la tentation de toute-puissance du désir individuel. On connaît déjà ceux qui en paient le prix : les plus pauvres, les plus fragiles, les plus petits. Quand il n’est pas régulé, c’est évidemment le désir du plus fort qui prend le dessus. […] »