Archive pour 31 janvier 2008
Le retour du dimanche chômé en 1906.
Entre 1880 et 1906 se développe un fort mouvement de contestation de la loi de 1880 qui avait supprimé le dimanche chômé. Les efforts des députés catholiques sociaux échouent pour rétablir la loi de 1814. Leur défense du caractère familial du dimanche trouve cependant des échos à gauche. Des arguments hygiénistes et économiques Lire la suite »
Les hésitations du XIXème siècle.
En 1814, les Bourbons rétablissent le caractère chômé du dimanche ; une ordonnance et une loi prévoient des sanctions contre ceux qui font travailler le dimanche.
La Révolution française supprima le dimanche.
Le calendrier grégorien fut supprimé, sous la Convention nationale, par une commission spécialisée, pendant le pontificat de Pie VI. La Révolution française mit en place un calendrier républicain, avec des semaines de dix jours. Le dimanche était donc supprimé.
Les philosophes des Lumières.
Les philosophes des Lumières pour le travail dominical.
La France n’a malheureusement pas toujours répondu aux demandes de l’Eglise. Au XVIIIe siècle, les “Philosophes” développent un argumentaire économique en faveur du travail du dimanche. L’article “Dimanche” de l’Encyclopédie explique que le dimanche doit être travaillé pour l’enrichissement de tous.
tiré du site du groupe Domus Christiani du Mans
Substitution du dimanche au sabbat.
La substitution du dimanche au sabbat est attestée, et sans doute généralisée, dès le temps des Apôtres. C’est en effet, un « lendemain du sabbat » que le Christ ressuscite, qu’il se fait reconnaître par saint Thomas, et que le Saint-Esprit descend sur les apôtres à la Pentecôte.
Cette substitution parachève la signification spirituelle que contenait déjà le sabbat juif. Elle établit un parallèle théologiquement très riche entre le 1er jour de la Création où Dieu sépara la lumière des ténèbres et la nouvelle création dont la Résurrection constitue les prémices qui parviendront à leur achèvement à l’issue du Jugement dernier lorsque tous les élus jouiront du repos éternel en Dieu. Selon Saint Augustin, le dimanche est autant le 1er jour de la semaine, jour de la Création et de la Résurrection, que le 8e jour, « siècle à venir » au-delà du temps, annonce de la vie éternelle.
Selon la signification théologique du dimanche, la messe, en renouvelant le sacrifice rédempteur du Christ, et le sacrement de l’Eucharistie, en réalisant dès ici-bas notre union au Christ par la communion sacramentelle ou spirituelle, constitue dès lors le cœur du culte rendu à Dieu le jour qu’il s’est réservé. L’Eglise n’a cessé de proclamer avec une force croissante cette obligation d’adorer Dieu le dimanche par l’assistance à
Depuis cet édit, l’Eglise a toujours rappelé aux princes et chefs d’Etat leur obligation d’assurer le respect du dimanche. Le nouveau catéchisme de Jean-Paul II rappelle cette obligation : « Les chrétiens ont à faire reconnaître les dimanches et jours fériés de l’Eglise comme des jours fériés légaux » (§ 2188).
tiré du site du groupe Domus Christiani du Mans
La sabbat juif, précurseur du dimanche.
Le sabbat n’est institué qu’après la libération d’Egypte. Ce mot hébreu signifie “cessation”, “repos”.
Il est ordonné par Dieu dans le 3e des commandements du Décalogue :
« Souvenez-vous de sanctifier le jour du Sabbat. Vous travaillerez et vous ferez tous vos ouvrages pendant six jours, mais le septième jour est le sabbat du Seigneur votre Dieu. Vous ne ferez aucune œuvre servile en ce jour, ni vous, ni votre fils, ni votre fille, ni votre serviteur, ni votre servante, ni vos bêtes de somme, ni l’étranger qui est parmi vous. Car le Seigneur a fait en six jours le ciel, la terre et la mer et tout ce qu’ils renferment et il s’est reposé le septième jour. C’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat » (Exode, 20, 8-11)
La Création
Au 6e jour de la Création, Dieu crée l’homme et lui confie le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder, fondant ainsi son travail qui ne deviendra pénible que par la conséquence du péché.