Archive pour février 2008
La place du dimanche dans la vie de l’homme.
Posté par Rémy dans Actualité religieuse, Paroles de Pasteurs le 29 février 2008
Communiqué de presse de la Conférence des Evêques de France.
Paris, jeudi 28 février 2008.
Les débats actuels sur le travail dominical et l’importance des enjeux en cause conduisent le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France à consacrer un numéro de la revue Documents Episcopat à ce sujet. Ce document, intitulé « Le dimanche au risque de la vie actuelle » a été rédigé par Mgr Jean-Charles Descubes, archevêque de Rouen et président de ce Conseil, Mgr Michel Guyard, évêque du Havre et membre de ce même Conseil, et M. Jacques Arènes, psychanalyste.
Ce texte s’organise en trois chapitres : « Le respect du repos du dimanche », « Signification chrétienne du dimanche » et « Précieux loisirs ». Il donne en particulier les raisons théologiques, anthropologiques et sociales qui rendent ce repos hebdomadaire indispensable à tous.
L’Eglise souhaite bien sûr que les chrétiens puissent célébrer, chaque dimanche, la résurrection du Seigneur. Ce texte indique également que, grâce au repos dominical, « chacun dispose du temps pour se reposer, vivre en famille, rencontrer les autres, avoir une vie sociale et bénéficier des diverses propositions culturelles, sportives, etc., qui lui sont offertes. Le dimanche laisse à chacun le choix de son emploi du temps (…) : il est en cela un espace de liberté et de détente, au contraire de la semaine. Le dimanche permet de se donner un équilibre de vie souvent mis à mal par le rythme de la semaine.»
Ce document souligne aussi que « l’économie et le travail ne sont pas le dernier mot d’une vie sociale ». Le dimanche est « le temps des retrouvailles entre générations, adultes, jeunes et enfants quelles que soient leurs activités (école, études, entreprises privées ou publiques, etc.). Il permet de libérer un espace pour le jeu et la conversation entre les hommes ».
« D’autre part, préviennent les auteurs, si le dimanche devient un jour comme les autres, on est en droit de penser que des pressions s’exerceront sur le personnel en particulier dans les conditions d’embauche, que les avantages salariaux consentis actuellement disparaîtront progressivement à moins que l’on ait recours à des emplois à temps partiel continuant à renforcer les situations de précarité de bien des familles. »
« Dès lors, élargir l’ouverture des magasins le dimanche reviendrait à banaliser ce jour et à faire passer les lois du commerce avant la dimension conviviale, familiale et spirituelle de l’existence. Il n’y aurait plus de jour de congé hebdomadaire commun. Ceci accentuerait l’atomisation de la société française » souligne le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des évêques de France.
Les évêques redisent leur opposition au travail le dimanche.
Posté par Rémy dans Actualité politique, Actualité religieuse, Paroles de Pasteurs le 28 février 2008
PARIS, 28 fév 2008 (AFP)
Les évêques veulent que le dimanche reste « le jour du Seigneur », pour encourager l’assistance à la messe, mais aussi au nom d’une meilleure vie en société, explique Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont et vice-président de la Conférence des évêques de France (CEF) dans un éditorial à paraître dans la revue « Catholiques de France ».
« Le culte n’est pas qu’une démarche d’individus juxtaposés. Il est fondateur d’une communauté, et donc de lien social », écrit Mgr Simon qui recommande « un temps de respiration (…) partagé par le plus grand nombre ». « J’entends bien l’argument de la vendeuse qui juge que son temps de travail n’est pas plus long le dimanche que le lundi alors qu’il est payé le double. Son affirmation a la force de l’évidence », poursuit-il en demandant ce qu’en pensent ses enfants, ou ses frères et soeurs. « Ne serait-elle pas précieuse » à la maison ou auprès d’un mouvement de jeunes? ajoute-t-il. « Il ne suffira donc pas que chaque individu soit en situation de gagner davantage pour créer vraiment du lien social. L’argent est un entremetteur universel. Il peut acheter beaucoup de choses, mais il n’achètera jamais ni l’amour, ni l’affection, ni l’amitié, et jamais, non plus, la citoyenneté », conclut-il.
Sur le même sujet, le Conseil pour les questions familiales et sociales de la CEF publie à l’intention des évêques un document d’une dizaine de pages intitulé « Le dimanche au risque de la vie actuelle », dans lequel il invite à réfléchir sur « les dérives qu’entraînerait la remise en question du repos du dimanche ». Il y est question de la signification chrétienne du dimanche mais aussi des loisirs qualifiés de « précieux » pour la vie personnelle, familiale, collective.
En octobre, à l’occasion de la messe des parlementaires, l’archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois, devenu cardinal et président de la CEF, se demandait s’il était bien « nécessaire » d’ouvrir les centres commerciaux le dimanche et si l’on prenait suffisamment en compte les conséquences sur l’équilibre familial et la vie en commun.
La Conférence des Evêques de France.
Posté par Rémy dans Actualité religieuse, Enseignement social de l'Eglise le 27 février 2008
La Conférence des Evêques de France, par le biais de son Conseil pour les questions familiales et sociales, a fait paraître un document d’analyse et de réflexion à propos des projets de libéralisation du travail du dimanche.
LE RESPECT DU REPOS DU DIMANCHE
Face aux menaces qui pèsent sur le repos du dimanche, le Conseil pour les questions familiales et sociales de la Conférence des Evêques de France rappelle son importance pour des raisons :
Des raisons théologiques :
- Le Jour du Seigneur, premier jour de la semaine, l’Eglise célèbre la résurrection du Christ et vit le repos demandé par Dieu dès la création du monde. Aussi est-elle très attachée à ce que le sens qu’elle reconnaît au dimanche puisse se traduire dans la pratique des chrétiens.
- Certes des chrétiens ont vécu et vivent encore aujourd’hui dans des sociétés où le dimanche n’est pas un jour férié. Mais faire coïncider le Jour du Seigneur et le repos hebdomadaire témoigne d’une réelle cohérence, et traduit, en France, une fidélité aux origines chrétiennes de notre société.
Des raisons anthropologiques :
- Il est nécessaire que, libéré des contraintes du travail, chacun dispose de temps pour se reposer, vivre en famille, rencontrer les autres, avoir une vie sociale et bénéficier des diverses propositions culturelles, sportives, etc. qui lui sont offertes. Le dimanche laisse à chacun le choix de son emploi du temps, de ce qu’il fait ou ne fait pas, de qui il voit ou ne voit pas ; il est en cela un espace de liberté et de détente, au contraire de la semaine.
- Le dimanche permet de se donner un équilibre de vie souvent mis à mal par le rythme de la semaine.
Des raisons sociales :
- L’économie et le travail ne sont pas le dernier mot d’une vie sociale. Jour de liberté, de détente, de repos, le dimanche est également le temps des retrouvailles entre générations, adultes, jeunes et enfants quelles que soient leurs activités (école, études, entreprises privées ou publiques, etc.). Le dimanche permet de libérer un espace pour le jeu et la conversation entre les hommes.
- La loi du 13 juillet 1906 instituant que « le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche » et insérée dans le Code du travail, est donc un acquis social qu’il importe de respecter.
Certes des personnes ont toujours travaillé le dimanche mais c’est dans le but de permettre la vie sociale (services aux personnes, commerces de proximité, entreprises de transports, de loisirs, de spectacles, etc.).
L’argument principal des promoteurs du travail et d’une ouverture généralisée des magasins le dimanche, en particulier des grandes surfaces, est de dynamiser l’économie.
L’efficacité économique d’une telle mesure est cependant loin d’être assurée. La question à se poser est sans doute plus celle du pouvoir d’achat réel des consommateurs potentiels que celle de l’amplitude de l’ouverture des magasins.
D’autre part si le dimanche devient un jour ouvrable comme les autres, on est en droit de penser que des pressions s’exerceront sur le personnel en particulier dans les conditions d’embauche, que les avantages salariaux consentis actuellement disparaîtront progressivement à moins que l’on ait recours à des emplois à temps partiel continuant à renforcer les situations de précarité de bien des familles.
On fait remarquer que les grandes surfaces, en raison des services qu’elles offrent, sont devenues un espace social ; certaines multiplient d’ailleurs les propositions en ce sens (animations, espaces de restauration, etc.) mais la finalité recherchée demeure une augmentation de la consommation avec ses dérives : l’argent et le luxe s’affichent comme les vraies conditions du bonheur. Faut-il s’étonner que croissent l’envie et le ressentiment chez ceux qui en sont privés ?
Dès lors élargir l’ouverture des magasins le dimanche reviendrait à banaliser ce jour et à faire passer les lois du commerce avant la dimension conviviale, familiale et spirituelle de l’existence. Il n’y aurait plus de jour de congé hebdomadaire commun. Ceci accentuerait l’atomisation de la société française.
Par contre une ouverture exceptionnelle, à l’occasion des fêtes de fin d’année par exemple, peut se justifier. Les achats qui y sont effectués revêtent un autre sens puisqu’il s’agit moins de satisfaire des intérêts égoïstes que d’acheter pour les autres, souvent en famille ou avec des amis.
Enfin gommer le caractère particulier du dimanche est une solution de facilité qui, sous prétexte de libéralisme, retire à l’homme un repère objectif, inscrit dans le temps, de sa dimension spirituelle. Laisser à la seule décision individuelle le respect du dimanche revient à considérer la vie spirituelle non plus comme une composante de l’homme, mais comme la résultante aléatoire de motivations privées.
Le dimanche est un jour différent des autres jours. Cette différence doit rester visible.
Le 15 janvier 2008.
Monseigneur Jean-Charles Descubes
Archevêque de Rouen
Président du Conseil pour les questions familiales et sociales
L’Abbé Lemire, apôtre du repos dominical.
L’abbé Lemire, un « compagnon d’humanité »: Hazebrouck fête son ancien maire, précurseur du christianisme social.
Député et maire d’Hazebrouck (Nord) au début du XXe siècle, ce précurseur du catholicisme social a en effet été à l’origine de nombreuses réformes comme l’instauration du repos dominical, mais aussi les premières allocations familiales, les congés maternité, la réglementation du travail des enfants ou du travail de nuit des femmes…
Et c’est pour que son souvenir reste que s’est créé, il y a trois ans, l’association Mémoire de l’abbé Lemire. Celle-ci est aussi à l’origine de l’Année Lemire, célébrée en 2003 pour les cent cinquante ans de sa naissance. C’est juste après la publication par Léon XIII de l’encyclique Rerum novarum, en 1891, que l’abbé Lemire, alors professeur à Hazebrouck, décide de s’engager en politique.
Élu député du Nord en 1893, il sera constamment réélu jusqu’à sa mort en 1928 ; « le plus long mandat parlementaire ininterrompu de la IIIe République », précise Gilbert Louchart, président de Mémoire de l’abbé Lemire et petit-neveu du prêtre. Attaché à la dignité des ouvriers, l’abbé Lemire fonde, en 1896, la Ligue française du coin de terre et du foyer, qui a notamment pour objectif la création de jardins ouvriers. Élu maire d’Hazebrouck en 1914, il doit faire face à la guerre et à l’évacuation de la ville. Avant de s’atteler à la reconstruction d’une cité détruite par les bombardements, il bâtira un hôpital, une maternité, installera gaz et électricité et créera une société d’HLM…
Mais cette intense activité politique n’est pas du goût de tous. On accuse l’abbé de prendre parti contre l’Église, tandis que l’évêque de Lille interdit aux prêtres de donner l’absolution aux lecteurs du Cri des Flandres, le journal créé pour soutenir l’action de l’abbé. En octobre 1913, l’évêque de Lille oblige même ce dernier à lui demander l’autorisation de se présenter à toute élection… L’abbé Lemire refuse et est suspens a divinis. Cette sanction, qui lui interdit de célébrer les sacrements, sera finalement retirée deux ans plus tard, à la demande de Benoît XV.
Fin mars, venu à Hazebrouck célébrer l’anniversaire, l’actuel évêque de Lille a rendu à l’abbé Lemire un hommage au goût de repentance. « Son message n’a pas été compris dans le monde catholique d’alors, en particulier par mes prédécesseurs », a reconnu Mgr Gérard Defois. « Parti sans mandat ni soutien institutionnel, dans un périple moral et spirituel inconnu, il s’est fait compagnon d’humanité avec des hommes qui, à la fin XIXe siècle, ont souvent cru promouvoir le progrès en tournant le dos à l’héritage catholique, a-t-il rappelé. En devenant homme politique, il est resté homme de Dieu. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui il nous parle. »
Effectivement, l’abbé Lemire parle toujours aujourd’hui. Témoin : le site Internet que lui ont consacré une dizaine d’élèves du collège du Sacré-Cœur d’Estaires, à une dizaine de kilomètres de Vieux- Berquin, son village natal. Comme l’explique simplement Adeline, 14 ans : « Il a réalisé tellement de choses que j’avais envie de faire découvrir son œuvre. » Le site, très bien réalisé, présente aussi les grands rendez-vous de l’Année Lemire.
Article tiré du site Croire.
Site consacré à l’Abbé Lemire.
Un enjeu important de la société de demain.
Posté par Rémy dans Actualité politique, Blogeurs chrétiens, Réflexions le 24 février 2008
Le dimanche est devenu, notamment dans le commerce, le terrain d’une concurrence de plus en plus vive pour la conquête des parts de marché.
Or cette journée est un enjeu important de la société de demain.
Le repos pris en commun et la trêve de l’économie sont, non le signe du refus d’évoluer dans une société en crise, mais la reconnaissance de la primauté de la personne humaine.
Comme les jours fériés, la spécificité du dimanche, jour chômé en commun, répond, en effet, à des exigences profondes de la vie familiale, culturelle, associative et spirituelle.
L’activité dominicale se justifie quand il s’agit de services aux personnes ne pouvant être différés.
Face aux pressions diverses, la puissance publique a le devoir de protéger et de soutenir les entreprises qui respectent la qualité de vie de leurs salariés en se gardant d’ouvrir le dimanche.
La règle fixant au dimanche le repos hebdomadaire a été prise dans l’intérêt des travailleurs, hommes ou femmes, et constitue un avantage social.
Son application n’est dès lors pas de nature à entraîner une discrimination directe ou indirecte au détriment des uns ou des autres
Le droit au travail le dimanche ne doit pas primer sur le droit au dimanche lui-même.
Au-delà de la question juridique, c’est une question qui concerne chaque personne comme consommatrice.
Chaque fois que nous préférons faire nos courses en semaine, nous offrons un dimanche à une famille.
Commentaire d’un blogueur tiré de Trésors de la foi.
Sanctifier le « jour du Seigneur ».
Posté par Rémy dans Blogeurs chrétiens, Catéchisme, Histoire le 15 février 2008
L’origine de cette obligation.
Parmi les préceptes du Décalogue relatifs à l’amour de Dieu, le premier concerne le cœur de l’homme, qui ne doit connaître et adorer que le seul vrai Dieu : « Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi » (Ex. 20,2-5 ; Mat. 4,10). Le deuxième concerne sa bouche, qui ne doit en prononcer le nom qu’avec respect : « Tu ne prononceras pas le nom du Seigneur ton Dieu à faux » (Ex 20, 7 ; Dt 5, 11). Le troisième concerne ses œuvres. Paradoxalement, ce qui est mis en avant, ce n’est pas d’abord le travail mais le repos (cf. Ex. 20.8-9). Il s’agit de s’imposer un repos en un certain jour, qui est appelé le “sabbat”, ou le “jour du Seigneur”, et de sanctifier ce jour.
1°. Ce précepte est contenu, non pas dans n’importe quelle partie de la Bible, en particulier dans un livre relatif aux simples “règles cérémonielles” (abolies par le Christ) qui étaient imposés aux juifs ou à leurs prêtres. Il est inscrit dans le Décalogue, qui est en quelque sorte une Charte pour toute l’humanité, dans l’expression de ses rapports à Dieu et des hommes entre eux. Ceci indique, de prime abord, que le repos que nous sommes invités à prendre et à sanctifier a quelque chose à voir avec notre nature humaine, avec le sens de la vie, avec son accomplissement, et par conséquent avec notre bonheur même, individuel ou social, puisque l’homme, par nature, est fait pour vivre en société.
2°. Le sabbat (ou shabbat), dans l’ancienne Alliance, comme aujourd’hui le samedi (ou sábado, en Espagnol), était le 7ème jour de la semaine (Ex 16,26). Il avait le sens, à la fois, de « jour de repos complet » (Ex 16,23), aussi bien pour les hommes que pour la terre (Lév 25,4), et de jour de sanctification (Ex 20,8). Le sabbat était regardé, selon la volonté de Dieu même, comme un signe sacré entre lui et son peuple, signe de sa bénédiction (Ex 31,13). A partir du moment où nous sommes appelés à “sanctifier” ce “sabbat” ou ce “jour” de repos, c’est qu’il ne s’agit, à l’évidence, ni ne n’importe quel jour, ni de n’importe quel repos.
tiré du site Hermas.
Vivre selon le dimanche.
Posté par Rémy dans Benoît XVI, Encycliques, Enseignement social de l'Eglise le 13 février 2008
» Iuxta dominicam viventes » : ceux qui vivent ‘selon le dimanche’.
La nouveauté radicale que l’Eucharistie introduit dans la vie de l’homme s’est révélée à la conscience chrétienne dès les origines. Les fidèles ont immédiatement perçu l’influence profonde que la célébration eucharistique exerçait sur leur style de vie. Saint Ignace d’Antioche exprimait cette vérité en qualifiant ainsi les chrétiens: ceux qui » sont venus à la nouvelle espérance « ; il les présentait comme ceux qui vivent » selon le dimanche » (iuxta dominicam viventes).
Cette formule du grand martyr d’Antioche met clairement en lumière le lien entre la réalité eucharistique et l’existence chrétienne dans son caractère quotidien. L’habitude caractéristique des chrétiens de se réunir le premier jour après le sabbat pour célébrer la résurrection du Christ – selon le récit de saint Justin martyr 205 – est également l’élément qui définit la forme de l’existence renouvelée par la rencontre avec le Christ.
La formule de saint Ignace – » Vivre selon le dimanche » – souligne aussi la valeur paradigmatique que possède ce jour saint par rapport à tout autre jour de la semaine. En effet, il ne se distingue pas par la simple suspension des activités habituelles, comme une sorte de parenthèse dans le rythme normal des jours. Les chrétiens ont toujours ressenti ce jour comme le premier de la semaine, parce qu’en lui on fait mémoire de la nouveauté radicale apportée par le Christ. Le dimanche est donc le jour où le chrétien retrouve la forme eucharistique de son existence, selon laquelle il est appelé à vivre constamment.
» Vivre selon le dimanche » signifie vivre dans la conscience de la libération apportée par le Christ et accomplir son existence comme l’offrande de soi à Dieu, pour que sa victoire se manifeste pleinement à tous les hommes à travers une conduite intimement renouvelée.
§ 72 de l’encyclique Sacramentum Caritatis.
Notre vie est structurée avec ce temps de ressourcement qu’est le dimanche.
Posté par Rémy dans Blogeurs chrétiens le 12 février 2008
Travailler le dimanche :
nouvelles richesses ? nouvelles pauvretés !

Bienheureux le créateur qui, après six jours de labeur, s’arrête, et pose un regard bienveillant sur son travail ainsi que sur ceux qui y ont participé !
Héritiers de ce don, nous avons cette double mission : » soumettre et dominer la création » et en même temps nous émerveiller de la beauté de cet héritage et de ce qu’il nous permet de produire et développer :
» Le repos permet aux hommes d’évoquer et de revivre les œuvres de Dieu, de la Création à la Rédemption, de se reconnaître eux-mêmes comme son œuvre (cf. Ep 2,10) et de rendre grâce pour leur vie et leur subsistance, à lui qui en est l’Auteur « Lire la suite »
