Le dimanche est un repère et un point d’équilibre.
Monseigneur d’Ornellas, archévêque de Rennes, Dol et Saint Malo a aimablement répondu à notre lettre dont nous publions ci-dessous de larges extraits :
“Depuis longtemps, l’humanité a découvert qu’il y avait un rythme dans le temps qui passe. Oui, le temps a une âme et elle s’appelle l’amour ! Le peuple d’Israël a compris ce rythme en ponctuant le temps autour du 7ème jour, le sabbat, au cours duquel, dans le repos et la paix, l’homme retrouve le sens ultime de sa vie : l’Alliance avec Dieu et l’appartenance au Peuple de Dieu, qui l’invite à aimer son prochain.
Les chrétiens ont reçu ce rythme accompli par Jésus-Christ, ressuscité d’entre les morts, et le vivent le 1er jour de la semaine, tous les sept jours.
Ce jour, consacré à Dieu, est nécessaire pour que chaque homme puisse vivre avec les autres les relations les plus essentielles, celles de la foi, bien sûr, et celles de l’amour pour autrui, en particulier dans la famille. C’est pourquoi ce jour a une dimension sociale fondamentale. Il est nécessaire pour que la société prenne corps. Il est un repère et un point d’équilibre. Dans le temps qui passe de façon ordinaire, il est comme un rendez-vous où l’extraordinaire de la rencontre gratuite peut se vivre avec bonheur.
La perte de ce jour commun à tous, loin d’être un gain pour l’économie, serait une perte de cohésion et de sens pour une société qui serait alors un peu plus livrée aux tyrannies destructrices d’un individualisme égoïste.
Si l’homme est fait pour rencontrer l’autre et l’aider fraternellement, alors il a besoin de ce jour de repos dominical.“
Nous mettrons également en ligne dans les jours à venir une présentation qui avait été demandée à Monseigneur d’Ornellas pour la publication de la Lettre Apostolique Dies Domini que Jean Paul II a publiée le 31 mai 1998.