Archive pour octobre 2008

LE REPOS DOMINICAL MENACÉ.

Cardinal Jean-Pierre RicardSon Eminence le Cardinal Jean-Pierre Ricard, archévêque de Bordeaux depuis 2001 et ancien président de la conférence épiscopale (2001-2007), nous transmet aimablement l’éditorial du prochain numéro du journal diocésain Aquitaine.

Des groupes de pression, économiquement puissants, militent depuis quelques années pour l’ouverture généralisée, le dimanche, de centres commerciaux et de galeries marchandes. Ils souhaitent obtenir une libéralisation de la loi du 13 juillet 1906, qui stipule que « le repos hebdomadaire doit être donné le dimanche. » Lire la suite »

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Il faut des temps différenciés.

Nouvel extrait d’une conférence de Fabrice Hadjdadj intitulée ‘Faire effort pour le repos’ et prononcée le 13 mai 2007 à Notre-Dame d’Auteuil à Paris.

Notre-Dame d’Auteuil« Il faut aussi des temps différenciés. On peut dire qu’on est dans la contemplation dans la prière habituelle mais il faut qu’il y ait un temps formel de prière dans la journée. Et il faut dans une semaine qu’il y ait un temps spécifique qui vienne comme récapituler la semaine et qui vienne aussi nous renouveler en vue de l’avenir. Si on perd de vue cela, on tombe dans l’angélisme, on tombe dans une conception de l’homme qui serait au-dessus du corps, au-dessus du temps et qui n’aurait pas besoin de lieux et de temps différenciés. C’est donc une erreur anthropologique fondamentale. Une erreur qui séparerait l’esprit et le corps. Même si l’on va à la messe tous les jours, il faut qu’il y ait une »solennisation » spéciale du dimanche. Le rythme biologique humain, le rythme du corps a besoin de cela et c’est ainsi que la fleur de son esprit peut s’ouvrir.« 

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Débat entre Mgr Descubes et Luc Chatel

paru sur le site du Figaro, où l’on voit Luc Chatel travestir les mots et les idées pour leur faire dire l’inverse, parlant ‘d’achats raisonnés pendant ces heures de liberté‘. Voir la vidéo.
La discussion du projet de loi sur le travail du dimanche est prévue à l’Assemblée nationale pour la fin de l’année. Est-ce une urgence, en ces temps de crise ? Lire la suite »

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L’exemple de Louis et Zélie Martin.

Les Bienheureux Louis et Zélie MartinCette primauté de Dieu dans la famille Martin se traduit concrètement, non seulement par la prière, mais aussi par des choix de vie : la fidélité aux enseignements de l’Eglise catholique, l’honnêteté dans le travail, la justice et même la charité dans les rapports avec les employés, la régularité dans la participation aux offices liturgiques, les pèlerinages, et l’engagement dans des mouvements catholiques, surtout pour M. Martin. Nous n’illustrerons cela que par un seul point qui pourrait nous interpeller encore aujourd’hui, à savoir la sanctification du dimanche. Il n’était pas question de travailler ce jour-là, de faire commerce, Dieu devait être le premier servi. Et pour Zélie Martin il semblerait que son mari était encore plus exigeant qu’elle sur ce point : « je me dis : « Voilà un homme qui n’a jamais essayé de faire fortune ; quand il s’est établi, son confesseur lui disait d’ouvrir sa bijouterie le dimanche, jusqu’à midi. Il n’a pas voulu accepter la permission, préférant manquer de belles ventes. Et malgré tout, le voilà riche. » Je ne puis attribuer l’aisance dont il jouit à autre chose qu’à une bénédiction spéciale, fruits et de son observance fidèle du dimanche. »

tiré du site du Carmel en France

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Le dimanche, une sorte d’extrême sabbat.

Fabrice HadjadjD’après une conférence donnée par Fabrice Hadjadj le 13 mai 2007 à Notre-Dame d’Auteuil, Paris.

« Le discours sur le dimanche dans la Bible a, de manière substantielle, sa référence dans l’Ecriture par rapport au sabbat. Le passage du sabbat au dimanche, c’est l’évènement de la Résurrection qui l’opère dans la mesure où le sabbat est là pour faire mémoire des œuvres du salut. Dans l’Exode on insiste sur le septième jour, donc après la création ; dans le Deutéronome, en revanche, on insiste sur la sortie d’Egypte comme jour, comme sabbat. C’est toujours faire mémoire des œuvres salvifiques de Dieu. A partir du moment où il y a cette œuvre salvifique qu’est la Résurrection – qui d’ailleurs implique tout le triduum pascal – il y a une assomption du sabbat dans le dimanche, du samedi dans le dimanche, de telle sorte que ce dimanche devient en même temps non plus seulement le premier jour mais le huitième jour comme une sorte d’extrême sabbat, plus que le septième. »

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Un député pour le repos dominical.

Cité par Liberté politique

JF PoissonDans un entretien à Mediapart (16 octobre), le député des Yvelines Jean-Frédéric Poisson, déclare que « le prix à payer est trop cher pour la société ». Si le texte préparé par le gouvernement et soutenu par l’UMP est déposé en l’état par le Parlement, il ne le votera pas :

« S’il faut perdre sa vie à gagner de l’or, je ne suis pas sûr que ça vaille le coup. On ne peut pas perdre sa vie à la gagner.  […] Je ne nie pas qu’il y a des problèmes de pouvoir d’achat ou que des étudiants aient besoin de travailler. Mais, à mon sens, il y a un prix à payer qui est trop cher pour la société, c’est un prix symbolique, le prix du lien social, le prix du lien entre les gens. C’est une espèce d’illusion de penser que toutes les richesses sont bonnes à créer. Il faut savoir renoncer à la création de richesses si le prix qu’elle coûte est trop élevé.

Du reste, il faudrait évaluer l’impact de l’assouplissement des règles du travail le dimanche. A ce jour, les bienfaits économiques ne sont pas certains. Si le texte vise à asseoir des positions qui existent déjà en régularisant la situation de commerces qui ouvrent déjà le dimanche, je ne vois pas ce que ça pourrait créer comme activité supplémentaire. Et puis franchement, des gens qui ont acheté leur paquet de nouilles le samedi vont-ils revenir en acheter un le lendemain ? »

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Préserver le dimanche comme un temps familial.

UNAFVoici un communiqué de l’Union nationale des associations familiales :

Dix mois après l’autorisation d’ouvrir le dimanche octroyée aux magasins d’ameublement, le Gouvernement souhaite à nouveau, avant la fin de l’année, étendre par la loi les dérogations au congé dominical, sur la base du volontariat et en échange d’un salaire augmenté.
L’UNAF recommande une fois de plus de ne pas généraliser l’ouverture des commerces et de maintenir le principe du repos du dimanche, notamment pour les raisons suivantes :
- Ce sont les rythmes de consommation qui doivent s’adapter à la vie de famille, et non l’inverse : il faut préserver un jour ou les familles puissent n’être ni productrices ni consommatrices.
- La durée du temps passé en famille est déterminante pour le développement de l’enfant. Il n’est pas cohérent d’attendre des parents qu’ils soient les principaux éducateurs de leurs enfants, tout en les privant du temps nécessaire pour s’investir dans cette tâche.
- L’idée d’ouvrir les crèches le dimanche ne résoudrait pas à elle seule la question de la garde dominicale des enfants : l’offre de crèche reste insuffisante. Par ailleurs, elle ne concerne pas les enfants d’âge scolaire.
- Le principe du volontariat étant dans les faits très difficile à appliquer, toute dérogation supplémentaire risque de convaincre des mères de quitter leur emploi, en raison du manque de moyens de garde d’enfant, surtout dans le cas d’emplois à temps partiel contraint.
L’UNAF souhaite que la règle en vigueur soit strictement appliquée.

UNION NATIONALE DES
ASSOCIATIONS FAMILIALES

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Des crèches ouvertes 7 jours sur 7 !

Xavier BertrandAFP — Le ministre du Travail Xavier Bertrand a souhaité lundi à Marseille que les nouvelles crèches « puissent être ouvertes sept jours sur sept quand il le faut« , afin d’accueillir les enfants de parents travaillant les samedi et dimanche.

« Il faut qu’on puisse se caler au rythme de vie et aussi au rythme de consommation des Français« , a-t-il ajouté.

Tout est dit dans ces deux phrases : le fond du projet est une société modèle de la consommation travaillant sept jours sur sept.

Mais n’oublions pas que « le travail est pour l’homme et non l’homme pour le travail« .

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