Discrète et fine improvisation de Benoît XVI autour du dimanche


benoit-xviMerci à Hélène Bodenez pour ces quelques lignes :

S’attardant le 3 juin dernier lors de l’audience générale sur la figure de Raban Maur, abbé de Fulda, évêque de Mayence qui vécut au VIIIème siècle pendant le Haut Moyen-Age, Benoît XVI a parlé du dimanche. Concluant la présentation de ce « grand homme d’Eglise », à qui est attribué le Veni creator Spiritus, le pape en venait à citer certaines de ses paroles :

« Celui qui est négligent dans la contemplation, qui ne prend pas de temps pour Dieu, se prive, de lui-même, de la vision de la lumière de Dieu. Celui qui se laisse prendre de façon indiscrète par des inquiétudes et permet à ses pensées d’être emportées par l’études des choses du monde se condamne à l’impossibilité absolue de pénétrer les secrets du Dieu invisible. »

« Et je pense, s’illumine alors le pape qui s’exprime à ce moment-là en italien, lâchant une nouvelle fois ses notes, que saint Raban Maur nous parle de cela, nous parle à nous aussi. »

« Même dans les périodes de travail, pendant les temps de vacances, nous devons réserver des moments de notre vie à Dieu, ouvrir notre vie à Dieu avec une pensée une méditation une petite prière. »

Invitant à profiter de ces précieux loisirs qu’offre le temps libre, le Saint-Père rappelle doucement, dans une improvisation inspirée qui se poursuit plus précise, de « ne pas oublier le dimanche comme le jour du Seigneur, le jour de la liturgie, pour percevoir la beauté de nos églises, de la musique sacrée, de la parole de Dieu, la beauté de Dieu le laisser rentrer dans notre être et ainsi comme cela notre vie devient grande devient vraie ».

Poursuivant en français à l’attention des pèlerins francophones  : « Aujourd’hui par l’exemple de sa vie Raban Maur invite à ne pas négliger de prendre du temps pour contempler le mystère de Dieu, de sorte que les soucis du monde ne dominent pas nos pensées, notre cœur,  mais la lumière de Dieu. »

Dans un envoi bien approprié, Benoît XVI fortifie ses ouailles : « Que l’Esprit-Saint reçu par l’Eglise au jour de la Pentecôte chasse en vous toute peur et qu’il vous fasse brûler de son ardente charité. »

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