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La profanation du Dimanche : 2ème lettre
Posté par David dans Paroles de Pasteurs le 24 mars 2010
IIe lettre : La profanation du dimanche, ruine de la religion.
6 avril
Monsieur et cher ami,
On m’apporte à l’instant votre lettre. Je réponds à ce qu’elle contient, dans l’ordre où vous l’exprimez.
J’ai peur, tu as peur, il a peur, nous avons peur, vous avez peur, ils ont peur : tel est, me dites-vous, le refrain de tous les discours que vous entendez.
I
Vous me demandez ce que je pense de ce sentiment, et si vous faites bien de le partager. Oui, mon ami, le monde a raison de craindre ; je dirai même qu’il ne craint pas encore assez : ou plutôt il craint mal, en ce sens qu’il ne craint pas ce qu’il devrait craindre. Comme son père, son grand père et son bisaïeul, le dix-neuvième siècle s’est obstiné à semer du vent ; il doit donc s’attendre à moissonner des tempêtes. Et quelles tempêtes, grand Dieu ! Oui, je le répète, le monde a raison de craindre. Mais il s’égare en portant sa crainte sur les causes secondes, au lieu de la porter sur la cause première. Comme les typhons qui bouleversent l’Océan, ou comme les sauterelles qui humilièrent la puissante Égypte, les barbares qui menacent l’Europe ne sont que les agents subalternes de l’Arbitre suprême. Lui seul a le pouvoir de leur dire : Vous irez jusque-là, et vous n’irez pas plus loin. Voilà celui qu’il faut craindre et craindre ayant tout. Malheureusement, voilà celui que le monde ne craint pas. Je ne dit point assez : voilà celui que le monde continue de braver par le mépris obstiné de ses avertissements paternels, par la négation même de son existence. Tel est tout ensemble le châtiment et le malheur des peuples matérialistes, qu’ils perdent la conscience des lois vitales de la société. Cet aveuglement fut toujours le précurseur de la ruine [2].
II
Vous ajoutez que les engagements, contenus dans ma dernière lettre, vous paraissent difficiles, et que la démonstration de ma thèse sera un vrai tour de force. Sans partager votre avis sur ce dernier chef, je vais entreprendre de dégager ma parole. Avant tout, je dois vous exprimer le regret de n’avoir, dans cette correspondance, à fixer votre attention que sur des ruines ; mais vous conviendrez que ce n’est pas ma faute. De nos jours, où porter ses regards sans rencontrer des ruines ? La face de la terre en est couverte : ruines morales, ruines intellectuelles, ruines matérielles, ruines sociales, ruines domestiques.
Une chose nous consolera, vous et moi, en étudiant ce lugubre spectacle : c’est la pensée que nous ne parcourons tous ces monuments de la justice divine que pour reconnaître les causes de la catastrophe, et les signaler hautement à ceux qui doivent les combattre.
III
Enfin, vous désirez savoir quel est, dans la langue religieuse, le sens précis de ces mots : Profanation du dimanche. Vraiment, c’est bien ainsi qu’il faut commencer. En bonne et loyale philosophie, la première règle de toute discussion, c’est de définir les mots qu’on emploie.
À ce propos, voudriez-vous, monsieur le représentant, prier quelques-uns de vos plus célèbres collègues de pratiquer ce principe élémentaire, au moins une fois pendant toute la durée de leur mandat ? Si par hasard la rhétorique y perd quelque chose, à coup sûr la vérité y gagnera, et l’intelligence des lecteurs s’en trouvera notablement soulagée.
Nous appelons sainte une chose qui est exclusivement consacrée au culte de Dieu. La faire servir à des usages ordinaires, c’est la profaner, ou, suivant la rigueur de l’étymologie, la jeter hors du temple. Pour exprimer la violation du dimanche par le mot de profanation, il faut donc que le dimanche soit une chose sainte : il en est ainsi.
L’auteur de nos jours en prélève un sur sept ; c’est une dîme, une redevance qu’il exige, en témoignage de son domaine souverain et inaliénable : ce jour, il le fait sien. Ordre formel de le consacrer tout entier au repos de l’âme, au travail moral, à la prière, à la reconnaissance, à l’adoration ; défense non moins rigoureuse de le donner au travail corporel, à l’oisiveté, aux plaisirs mondains.
Ainsi, travailler, vendre, acheter, etc., c’est profaner le dimanche : l’employer aux exercices religieux, c’est le sanctifier. Avec une sagesse égale à sa divine autorité, l’Église détermine un acte spécial qui, sous peine de faute grave, doit être religieusement accompli : j’ai nommé l’assistance à l’auguste sacrifice de la messe. Même au point de vue social, quel utile précepte que celui-là ! Quelle leçon d’égalité et de fraternité dans cette réunion des riches et des pauvres, des maîtres et des serviteurs, sous les yeux du Père commun, pour s’entendre rappeler leurs devoirs, et reprendre de leurs fautes ! Quel principe de liberté véritable, c’est-à-dire d’émancipation des mauvais penchants, dans l’assistance religieuse, et périodiquement obligatoire, à l’immolation d’un Dieu pour ses créatures ! Mais je coupe court à ces considérations, et j’aborde le sujet de ma lettre : profanation du dimanche veut dire ruine de la Religion.
IV
Suivant la belle définition de saint Augustin, fondée sur la nature même de la chose et sur les termes formels de l’Écriture, Religion signifie alliance ou société de l’homme avec Dieu, lien qui unit l’homme à Dieu. Toute alliance suppose des engagements réciproques entre les parties contractantes, je veux dire certaines conditions fondamentales dont la violation entraîne la rupture du contrat. Il en est ainsi de la Religion. Reste à savoir si la sanctification du septième jour est une condition fondamentale de cette divine société, en sorte que la violation de ce précepte entraîne la dissolution de l’alliance. Je dirai d’abord, non pour vous l’apprendre, que dans la Religion, dogme et précepte, tout est fondamental.
Tout venant de Dieu lui-même est également respectable ; et doit être également respecté. Néanmoins, si, comme vous le savez, une distinction quelconque pouvait être faite, je dirais volontiers que le repos du septième jour est la base même de l’alliance auguste de l’homme avec Dieu.
D’où il suit manifestement que la profanation du dimanche, publique, générale, habituelle, comme nous le voyons aujourd’hui dans la plupart de nos villes et de nos campagnes, est la ruine de la Religion. J’aurais une foule de raisons pour le prouver ; je me contente de trois :
1° Dans tout le code divin, vous ne trouvez pas de précepte plus ancien, plus universel, plus souvent réitéré, plus fortement sanctionné, par conséquent plus essentiel ;
2° Vous n’en trouvez pas dont la violation entraîne aussi infailliblement la ruine de tous les autres ;
3° Vous n’en trouvez pas dont la violation porte au même degré le caractère de l’injustice et de la révolte, et devienne au même titre une profession publique d’athéisme.
En faut-il davantage pour établir, que le repos sacré du septième jour est une condition fondamentale de l’alliance de l’homme avec Dieu ?
V
D’abord, nul précepte plus ancien. Il est une loi qui date de l’origine des temps ; une loi qui survécut à toutes les catastrophes qui ont bouleversé l’univers, à toutes les migrations, qui ont fractionné en mille pièces la famille primitive ; une loi qui n’a pas d’instituteur humain ; une loi qui est le fondement de la religion universelle et le pivot du monde. Cette loi, c’est la division du temps en sept jours, avec le repos obligé du septième.
Aussi, lorsque, du haut du Sinaï, le Créateur intime ses volontés au peuple d’Israël, il ne lui dit pas : Sanctifie le jour du sabbat, mais : Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat. Ce précepte n’est pas nouveau : tes aïeux l’ont connu il remonte à l’origine des temps [3]. Tu travailleras six jours et tu feras tous tes ouvrages ; mais le septième, c’est le sabbat du Seigneur, ton Dieu.
En ce jour tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête de somme, ni l’étranger qui sera sur ton territoire. Car le Seigneur a fait le ciel et la terre et la mer en six jours ; avec tout ce qu’ils enferment, et il s’est reposé le septième : c’est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié [4].
VI
Nul précepte plus universel. L’obligation de consacrer exclusivement au service de Dieu un jour sur sept a, comme je l’ai dit, survécu à toutes les vicissitudes des temps, et passé de la loi ancienne dans la loi nouvelle. Par la détermination souveraine de l’Église, l’accomplissement en est fixé au dimanche. Le fait n’est contestable pour personne, attendu qu’il n’est contesté par personne.
La loi de la prière et du repos septénaire domine le monde entier. Il serait aisé de faire de l’érudition et de justifier ma phrase par vingt pages de textes grecs, latins, arabes, etc. Ici les philosophes, les historiens, les poètes, les orateurs de l’antiquité, les savants protestants et catholiques, les voyageurs modernes, les missionnaires les plus instruits, sont tous les échos d’un illustre Père de l’Église, saint Théophile. Vers le milieu du second siècle, ce docte évêque d’Antioche écrivait à son ami Autolycus :
Tous les peuples de la terre connaissent le septième jour [5].
Développant naguère cette pensée, l’estimable auteur du Dimanche ajoute :
La vérité d’un jour réservé à Dieu est impérissable, comme la connaissance même de l’Être suprême. On peut encore en déchiffrer les caractères primitifs, malgré les surcharges de l’erreur ; et l’on retrouve partout, jusqu’à un certain point, la division septénaire, l’observation d’un jour sur sept, et la sanctification de ce jour par le repos et par le culte [6].
VII
Nul précepte plus souvent réitéré. Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat : Si vous prêtez l’oreille aux oracles divins, tel est l’ordre que vous entendrez répéter continuellement du Paradis terrestre au Sinaï, du Sinaï au Calvaire, du Calvaire aux quatre coins du monde. Les échos des siècles futurs ne cesseront de le redire jusqu’au seuil de l’éternité, où commencera le repos absolu dont le sabbat est l’image.
Inspiré de Dieu, Moïse l’intime jusqu’à douze fois au peuple d’Israël. Les auteurs sacrés qui, se succèdent avant et après la captivité de Babylone, insistent tous avec une force particulière sur l’accomplissement de ce précepte. Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Osée, Amos, les grands et les petits prophètes, semblent avoir pour but essentiel de leur mission d’annoncer les biens ou les maux, qui sont la suite de l’observation ou de la profanation du jour de Dieu. Voulez-vous, mon cher ami, vous procurer l’avantage de retenir sans peine leurs éloquentes paroles ? Procurez-vous un livre qui n’est plus guère connu que des ecclésiastiques : il s’appelle la Concordance. Un exemplaire devrait orner la bibliothèque de chaque représentant du peuple.
Maintenant, si on voulait entendre toutes les voix qui, depuis dix-huit siècles, se sont élevées en Orient et en Occident pour réclamer, pour recommander, pour ordonner la sanctification du dimanche, il faudrait s’enfermer pendant des semaines entières dans une de nos bibliothèques nationales, et compulser tous les ouvrages des Pères, depuis saint Justin et Tertullien jusqu’à saint Bernard ; les codes et constitutions des empereurs romains, depuis Constantin jusqu’à Justinien et en deçà ; les capitulaires et les chartes de tous les rois de l’Europe, depuis Charlemagne jusqu’à Louis XVIII.
Il faudrait parcourir encore les règlements à la fois si sages, si formels et si variés des communes, des corporations d’artisans et d’ouvriers. Enfin, il faudrait lire les immenses collections des conciles, des encycliques et des bulles pontificales ; les recueils non moins immenses de sermons et de mandements épiscopaux, avec l’obligation de s’arrêter presque à chaque page, pour écouter les graves enseignements qui sont donnés aux particuliers et aux nations sur ce point fondamental [7].
VIII
Il est une autre voix qui réunit le double avantage de n’être pas moins éloquente et d’être très facile à entendre : c’est la voix du firmament. Vous le savez, les cieux sont des prédicateurs [8] ; et, si vous me permettez de le dire, les prédicateurs spéciaux de la brièveté du temps et du repos septénaire. À ce titre, ils sont faits pour notre siècle, où les hommes vivent comme s’ils ne devaient jamais mourir ; où ils travaillent comme s’ils n’étaient jamais obligés de se reposer. Avec cette sublime philosophie qui rend raison de tout et sans laquelle on ne peut rendre raison de rien ; l’écrivain sacré nous dit que le Créateur a fait le soleil, la lune et les étoiles pour marquer les temps, les saisons, les jours et les années [9].
Le ciel est donc une magnifique horloge. Sur son cadran d’azur je vois deux aiguilles lumineuses qui, se promenant sur des heures marquées par des rubis, indiquent les jours, les semaines, les mois et les années. En paraissant et en disparaissant tour à tour de l’horizon, le Soleil marque la division des jours, composés de ténèbres et de lumière. Croire que cette succession si rapide et si régulière n’a d’autre but que de déterminer matériellement la mesure des instants dont se compose notre vie, serait une erreur : la pensée du Créateur est plus haute.
Si les créatures sont faites pour l’homme, l’homme est fait pour Dieu : chacune d’elles est chargée de le lui redire à sa manière.
En me voyant chaque jour commencer et finir pour recommencer encore, je vous enseigne trois mystères : le mystère de la vie, elle est courte ; le mystère de la mort, elle n’est pas éternelle ; le mystère de la résurrection, elle est aussi certaine que la vie et la mort.
Voilà ce que nous dit, par son mouvement diurne, l’astre éloquent qui nous éclaire. Il nous dit encore que le commencement et la fin de la vie sont deux heures solennelles : qu’ainsi le commencement et la fin de chaque jour doivent être marqués par l’adoration. Que ce langage soit vrai et qu’il ait été compris, la preuve en est dans l’usage constant chez tous les peuples, et surtout dans l’Église catholique, de prier le matin et le soir.
Par ses phases diverses, la lune marque les semaines. Au bout de sept jours, on la voit arriver à une moitié régulière ; au bout d’un nouveau septénaire son disque est plein ; au bout de sept autres jours, il a décru d’une moitié parfaite ; enfin, après vingt-huit jours à peu près d’apparition, il disparaît pour se renouveler bientôt. Cette lune qui se montre en travail de croissance et de décroissance pendant six jours consécutifs, puis, qui se repose dans une forme fixe chaque septième jour, peut-elle remplir mieux l’intention du Créateur et indiquer plus clairement à l’homme les six jours de travail et le septième de repos [10] ?
Que tel soit dans la réalité l’enseignement qu’elle est chargée de nous donner, il suffit, pour en être parfaitement certain, de se rappeler le mot déjà cité du savant évêque d’Antioche, que tous les peuples de la terre connaissent le septième jour ; et d’entendre Celui qui forma la reine des nuits : La lune citez tous les peuples et par toutes ses phases, dit le Créateur lui-même, marque le temps et forme le mois ; mais elle sert aussi à indiquer les jours de fêtes : elle en est le signal. Ce magnifique héraut de l’armée des cieux entonne au milieu des astres les louanges du Très-Haut dans les jours où l’homme doit le bénir [11]. On le voit, d’après cette peinture grandiose, la lune est le coryphée de Dieu, chargé de donner le signal, la mesure et le ton aux exercices religieux de l’homme ; en sorte que les hommes, aux jours saints, ne font que reprendre en chœur le cantique que le ciel a entonné [12] .
IX
Permettez-moi, monsieur et cher ami, de vous dire en passant que le texte sacré me met sur la voie d’un mystère dont je ne m’étais pas rendu compte. L’histoire profane nous apprend que, chez les différents peuples de l’antiquité, il y avait des jours fastes et des jours néfastes.
Les nations païennes croyaient donc à la différence naturelle des jours. Cette opinion était à mes yeux un préjugé ou une superstition de plus ; et j’en gratifiais libéralement les Égyptiens, les Grecs et les Romains. Une réparation leur est due : cette croyance est fondée.
Le Père des jours, qui vient de nous indiquer ce mystère, va nous le révéler clairement : Quelle est la raison, dit-il, pour laquelle un jour l’emporte sur l’autre, puisque tous les jours de l’année, mesurés et éclairés par le même soleil, semblent de même nature et de même condition ?
Cette distinction n’est point vaine et arbitraire. C’est la science du Seigneur qui a séparé, réservé certains jours et établi cette mystérieuse différence. Dieu a disposé les temps dans sa sagesse ; il a pris certains jours, et les a élevés à l’honneur de jours solennels et sacrés, et il a laissé les autres dans le rang ordinaire qui ne sert qu’à remplir les semaines et les mois [13] .
Quelle nouvelle et sublime image nous présente ici le texte sacré ! Voyez-vous le souverain Maître prendre d’une main une portion de notre vie, la bénir, la sanctifier, et la réserver comme dîme et comme hommage ; et, de l’autre main, rejeter le plus grand nombre de nos jours dans le cercle monotone des mois et des années, ne leur assignant d’autre mérite que celui de compléter la sanctification de notre existence, par la pratique journalière des vertus et des devoirs [14] ?
L’adoration quotidienne du matin et du soir, le repos sacré du septième jour, sont éloquemment prêchés par le soleil et la lune, ces deux infatigables hérauts de l’Éternel : mais ce n’est pas assez. Des constellations, appelées vulgairement les signes du zodiaque, c’est-à-dire des groupes d’étoiles, ou, pour dire le vrai mot, des signes célestes, apparaissent chaque soir du côté du ciel opposé au couchant du soleil. Chacune à son tour se montre sur l’horizon pendant une lunaison entière. Quand la douzième a disparu, la première revient ; et vous avez vu passer sur la voûte du firmament, comme sur un cadran mobile, chacun des douze mois de l’année et l’année elle-même, dont ils sont les parties intégrantes.
Ce renouvellement des mois et des années est encore un moment sacré, et le prédicateur d’un renouvellement moral. Aussi, chez tous les peuples, le commencement de l’année et les nouvelles lunes ont été des jours de fête.
Il est donc vrai : grâce au cours parfaitement régulier du soleil, de la lune et des étoiles, la grande horloge des cieux sonne, chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année, l’heure du recueillement, de la prière et du repos sacré. Au son de cette heure solennelle, toutes les nations du globe sont jusqu’ici tombées à genoux pour adorer et bénir. Comment qualifier la conduite des hommes, la conduite de tout un peuple qui, ne respectant plus les jours saints, ne tiennent aucun compte de cette magnifique harmonie, et bouleversent tout le plan divin ? Est-ce stupidité ? est-ce malice ? est-ce l’une et l’autre ? Je vous laisse à décider.
Agréez, etc.
L’attitude de Catherine Ashton n’est pas toujours déplaisante
Posté par David dans Actualité politique le 24 mars 2010
Trouvé dans Le Salon Beige sous la plume de Michel Janva :
« Cette histoire fait rire l’européiste Jean Quatremer, moi je la trouve sympathique, mais sans doute pas pour la même raison :
« C’est la dernière histoire qui fait rigoler à New-York. Le Conseil de sécurité de l’O.N.U. (les ambassadeurs) prépare une tournée en Afrique. Pour des raisons logistiques, il fera une escale à Bruxelles le 18 avril prochain. Pris d’un bon sentiment qui l’honore, ses membres ont proposé à la ministre des Affaires étrangères de l’Union de la rencontrer. La réponse est tombée : c’est non. Pourquoi ? Tout simplement parce que ce jour-là est un dimanche et que la baronne passe tous ses week-ends à Londres, là où résident son mari et ses enfants… »
Evidemment, sur le plan diplomatique c’est un camouflet pour le Conseil de sécurité de l’O.N.U. Et pour un européiste convaincu, c’est intolérable car elle met en cause la crédibilité de l’U.E. Mais pour un eurosceptique doublé d’un défenseur du repos dominical, cette affaire est sympathique. »