Archive pour septembre 2010

Les supermarchés sont les nouvelles cathédrales, déplore le cardinal Antonelli

Lu sur Zenit.org :

Mgr Ennio cardinal Antonelli a souhaité que le dimanche soit célébré de manière à « illuminer le sens de la vie et du travail » et non pas à remplir les supermarchés qu’il a qualifiés de « nouvelles cathédrales ».

Le président du Conseil pontifical pour la famille s’est exprimé lors de la conférence de presse de présentation de la lettre de Benoît XVI pour la 7ième rencontre mondiale des familles qui se tiendra du 30 mai au 3 juin 2012 à Milan sur le thème « La famille : le travail et la fête ».

Tout en dénonçant la logique actuelle du profit qui tend à détruire les « relations humaines » et les « valeurs spirituelles », le cardinal Antonelli a regretté que le dimanche soit menacé par le « travail non-stop », que le week-end devienne l’occasion de s’évader « en discothèque, au stade, à la mer » ou qu’il soit consacré « à la consommation à travers la haute fréquentation des supermarchés, les nouvelles cathédrales des villes-marché ».

Il faut que « le jour férié soit célébré de manière à illuminer le sens de la vie et du travail, en renforçant la cohésion de la famille et son insertion dans une communauté plus grande, en ravivant le rapport avec la personne du Christ », a-t-il expliqué.

Pas de commentaire

Le dimanche, jour du Seigneur et jour des familles

Lu sur www.osservatore-vaticano.org :

Dans sa lettre pour la VIIe rencontre mondiale des familles (en juin prochain) présentée hier par le cardinal Antonelli, président du conseil pontifical pour la Famille (cf. post ci-dessus), Benoît XVI écrit notamment ceci – qui trouvera sans doute un écho dans la politique française (et la récente levée de l’interdiction du travail dominical) :

« Malheureusement, l’organisation du travail est envisagée en fonction du marché, de la concurrence et du profit, tandis que la fête devient une occasion d’évasion et de consommation au dam de la famille et de la communauté. En les désagrégeant, elle favorise l’individualisme. Il convient donc de soutenir une réflexion et une action tendant à concilier… temps de travail et temps de la famille, afin de retrouver le juste sens de la fête, en particulier du dimanche, pâque hebdomadaire, jour du Seigneur mais aussi de l’homme, de la famille et de la solidarité. La prochaine rencontre des familles sera une excellente occasion de repenser le travail et la fête en faveur d’une famille unie et ouverte à la vie, socialement et ecclésialement bien insérée, attentive à la qualité relationnelle comme au bon fonctionnement familial. »

Pas de commentaire

Homélie de ce dimanche prononcée par notre très Saint Père

Début de l’homélie de ce jour prononcée par notre bien aimé pape Benoît XVI :

Ce jour qui nous rassemble ici à Birmingham est un jour particulièrement béni. D’abord, parce que c’est le Jour du Seigneur, dimanche, jour où notre Seigneur Jésus Christ est sorti vivant d’entre les morts et a changé pour toujours le cours de l’histoire humaine, offrant une vie et une espérance nouvelles à tous ceux qui vivent dans les ténèbres et l’ombre de la mort. C’est pourquoi les chrétiens dans le monde entier se réunissent ce jour-là pour rendre gloire à Dieu et le remercier de toutes les merveilles qu’il a accomplies pour nous.

Pas de commentaire

Un travail de libération

Du Conseil pontifical Justice et Paix :

Durant son ministère terrestre, Jésus travaille inlassablement, accomplissant des oeuvres puissantes pour libérer l’homme de la maladie, de la souffrance et de la mort. Le sabbat, que l’Ancien Testament avait proposé comme jour de libération et qui, observé simplement pour la forme, était vidé de sa signification authentique, est réaffirmé par jésus dans sa valeur originelle : « Le sabbat a été fait^pour l’homme et non pas l’homme pour le sabbat ! » (Mc 2, 27). Par les guérisons accomplies en ce jour de repos (cf. Mt 12, 9-14 ; Mc 3, 1-6 ; Lc 6, 6-11 ; 13, 10-17 ; 14, 1-6), il veut démontrer que le sabbat est à lui, car il est vraiment le Fils de Dieu et que c’est le jour où l’on doit se consacrer à Dieu et aux autres. Libérer du mal, pratiquer la fraternité et le partage, c’est conférer au travail sa signification la plus noble, celle qui permet à l’humanité de s’acheminer vers le sabbat éternel, dans lequel le repos devient la fête à laquelle l’homme aspire intérieurement.

Pas de commentaire

Travailler le dimanche rend les femmes malheureuses

Lu sur Le Salon Beige :

Des chercheurs des universités DePaul (Chicago) et Ben-Gurion (Israel) ont établi  une corrélation entre l’ouverture des magasins le dimanche et un déclin dans le nombre de femmes se disant heureuses. L’étude porte sur dix Etats américains qui avaient des lois limitant l’ouverture le dimanche, et les ont abrogées ces dernières années (avec comme point de comparaison six Etats où la loi n’a pas changé). Dans ces dix Etats, la proportion de femmes se disant « assez heureuses » a décliné de 17%, et la proportion se disant  » pas heureuses » a augmenté (la même évolution n’a pas été constatée chez les hommes). Les chercheurs émettent trois hypothèses d’explication :

  1. L’ouverture le dimanche entraîne le travail le dimanche, notamment de femmes – or « les gens n’aiment pas travailler le dimanche », dixit un chercheur;
  2. Il a déjà été montré dans d’autres études que l’ouverture le dimanche a un effet délétère sur le comportement des adolescents, qui se répercute sur le moral des mères;
  3. L’ouverture conduit à une baisse de la pratique religieuse, or, selon un chercheur « notre étude tend à fournir davantage d’indices indiquant que la pratique religieuse chez les femmes a une influence sur leur moral ».

Pas de commentaire