Archives de la catégorie Encycliques
Le jour de notre libération définitive.
Posté par Rémy dans Benoît XVI, Encycliques, Enseignement social de l'Eglise, Histoire le 21 mai 2008
Au commencement du quatrième siècle, le culte chrétien était encore interdit par les autorités impériales. Certains chrétiens d’Afrique du Nord, qui se sentaient poussés à célébrer le Jour du Seigneur, défièrent l’interdiction. Ils furent martyrisés alors qu’ils déclaraient qu’il ne leur était pas possible de vivre sans l’Eucharistie, nourriture du Seigneur: sine dominico non possumus. Lire la suite »
Le sens du repos et du travail.
Posté par Rémy dans Benoît XVI, Encycliques, Enseignement social de l'Eglise le 12 mai 2008
Il est particulièrement urgent, à notre époque, de rappeler que le Jour du Seigneur est aussi le jour du repos par rapport au travail. Nous souhaitons vivement que cela soit aussi reconnu comme tel par la société civile, de sorte qu’il soit possible d’être libre des activités du travail sans être pour autant pénalisé. Lire la suite »
Vivre le précepte dominical.
Posté par Rémy dans Benoît XVI, Encycliques, Enseignement social de l'Eglise le 11 mai 2008
Conscients de ce nouveau principe de vie que l’Eucharistie apporte au chrétien, les Pères synodaux ont rappelé l’importance pour tous les fidèles du précepte dominical comme source de liberté authentique, pour pouvoir vivre tous les autres jours selon ce qu’ils ont célébré le « Jour du Seigneur ». Lire la suite »
Vivre selon le dimanche.
Posté par Rémy dans Benoît XVI, Encycliques, Enseignement social de l'Eglise le 13 février 2008
» Iuxta dominicam viventes » : ceux qui vivent ‘selon le dimanche’.
La nouveauté radicale que l’Eucharistie introduit dans la vie de l’homme s’est révélée à la conscience chrétienne dès les origines. Les fidèles ont immédiatement perçu l’influence profonde que la célébration eucharistique exerçait sur leur style de vie. Saint Ignace d’Antioche exprimait cette vérité en qualifiant ainsi les chrétiens: ceux qui » sont venus à la nouvelle espérance « ; il les présentait comme ceux qui vivent » selon le dimanche » (iuxta dominicam viventes).
Cette formule du grand martyr d’Antioche met clairement en lumière le lien entre la réalité eucharistique et l’existence chrétienne dans son caractère quotidien. L’habitude caractéristique des chrétiens de se réunir le premier jour après le sabbat pour célébrer la résurrection du Christ – selon le récit de saint Justin martyr 205 – est également l’élément qui définit la forme de l’existence renouvelée par la rencontre avec le Christ.
La formule de saint Ignace – » Vivre selon le dimanche » – souligne aussi la valeur paradigmatique que possède ce jour saint par rapport à tout autre jour de la semaine. En effet, il ne se distingue pas par la simple suspension des activités habituelles, comme une sorte de parenthèse dans le rythme normal des jours. Les chrétiens ont toujours ressenti ce jour comme le premier de la semaine, parce qu’en lui on fait mémoire de la nouveauté radicale apportée par le Christ. Le dimanche est donc le jour où le chrétien retrouve la forme eucharistique de son existence, selon laquelle il est appelé à vivre constamment.
» Vivre selon le dimanche » signifie vivre dans la conscience de la libération apportée par le Christ et accomplir son existence comme l’offrande de soi à Dieu, pour que sa victoire se manifeste pleinement à tous les hommes à travers une conduite intimement renouvelée.
§ 72 de l’encyclique Sacramentum Caritatis.