Jean-Paul IIMane nobiscum Domine, Lettre apostolique, 7 octobre 2004 année de l’eucharistie.

En cette année, je souhaite tout particulièrement qu’on s’engage de manière spéciale pour redécouvrir et vivre pleinement le Dimanche comme Jour du Seigneur et jour de l’Église. Je serais heureux si l’on méditait à nouveau ce que j’ai écrit dans la Lettre apostolique Dies Domini. En effet, «c’est justement lors de la Messe dominicale que les chrétiens revivent avec une intensité particulière l’expérience faite par les Apôtres réunis le soir de Pâques, lorsque le Ressuscité se manifesta devant eux. Dans ce petit noyau de disciples, prémices de l’Église, se trouvait présent d’une certaine façon le peuple de Dieu de tous les temps». Durant cette année de grâce, les prêtres, dans leur engagement pastoral, auront une attention encore plus grande pour la Messe dominicale, en tant que célébration au cours de laquelle la communauté paroissiale se retrouve d’un seul cœur, y voyant aussi la participation habituelle des divers groupes, mouvements, associations, qui y sont présents.(n.23)

Jean-Paul IIPastores gregis, exhortation apostolique post-synodale, 16 octobre 2003, jour anniversaire des vingt-cinq ans de pontificat du pape qui venait d’un «pays lointain».

 Extraits à propos …

des commandements, dont de grands saints disent qu’en contrevenant à un seul, on contrevient à tous.

Les normes que l’Eglise propose reflètent les commandements divins, dont la synthèse et le couronnement se trouvent dans le commandement évangélique de la charité. La fin à laquelle tend toute norme divine est le plus grand bien de l’homme.

La recommandation du Deutéronome a encore toute sa valeur aujourd’hui: «Vous suivrez tout le chemin que le Seigneur votre Dieu vous a tracé, alors vous vivrez, vous aurez bonheur et longue vie» (5,33). En outre, il ne faut pas oublier que les commandements du Décalogue sont fermement enracinés dans la nature même de l’homme et que, par conséquent, les valeurs qu’ils défendent ont une portée universelle.

 Cela est vrai en particulier pour la vie humaine – qu’il faut défendre de sa conception jusqu’à sa conclusion par la mort naturelle –, la liberté des personnes et des nations, la justice sociale et les structures pour sa mise en œuvre. (n.29)

… et du jour du Seigneur

Au centre [du ministère de l’évêque], il y a la célébration du mystère pascal du Christ au Jour du Seigneur ou dimanche. Comme je l’ai répété à maintes reprises, même récemment, pour donner un signe fort de l’identité chrétienne à notre époque, il faut redonner une place centrale à la célébration du Jour du Seigneur et, en lui, à la célébration de l’Eucharistie.

Le dimanche est un jour qui doit être ressenti comme « un jour particulier de la foi, jour du Seigneur ressuscité et du don de l’Esprit, vraie Pâque hebdomadaire ». Le dimanche, qui est aussi Jour de l’Église, la présence de l’Évêque présidant l’Eucharistie dans sa cathédrale ou dans les églises du diocèse peut être un signe exemplaire de fidélité au mystère de la Résurrection et un motif d’espérance pour le peuple de Dieu dans son pèlerinage, de dimanche en dimanche, jusqu’au huitième jour sans déclin de la Pâque éternelle. (n.36)

Jean-Paul IIEn la fête de la Croix glorieuse, la grande œuvre du Fils, Jean-Paul II publia en 1981 son encyclique sur le travail humain, Laborem exercens, où il développait les « diverses prestations sociales qui ont pour but d’assurer la vie et la santé des travailleurs et de leurs familles ». C’est à ce titre que le pape slave parle du « droit au repos ». « Il s’agit avant tout ici du repos hebdomadaire régulier, comprenant au moins le dimanche ». Le pape affirme que ce repos fait partie de « ces droits principaux » qui sont l’indice d’une juste définition des rapports entre le travailleur et l’employeur. L’ancien casseur de pierres était très attentif à « des méthodes de travail qui ne portent pas préjudice à la santé physique des travailleurs. »

Jean-Paul IIQuelques heures après la  parution de la nouvelle encyclique sociale du Saint-Père, rappelons-nous les mots de Jean-Paul II défendant l’importance de certains droits de la condition ouvrière :

« A ces droits, Léon XIII en ajoute un autre (…) que je désire rappeler, étant donné son importance : le droit d’accomplir librement ses devoirs religieux. Le Pape le proclame clairement dans le contexte des autres droits et devoirs des ouvriers, malgré le climat général où, déjà de son temps, on considérait que certaines questions appartenaient exclusivement au domaine de la vie privée. Il affirme la nécessité du repos dominical, afin de rappeler à l’homme la pensée des biens célestes et du culte que l’on doit à la majesté divine. De ce droit, qui s’enracine dans un commandement fondamental, personne ne peut priver l’homme : « Il n’est permis à personne de violer impunément cette dignité de l’homme que Dieu lui-même traite avec un grand respect ». Par conséquent, l’Etat doit assurer à l’ouvrier l’exercice de cette liberté. »

Centesimus Annus, 1er mai 1991

Jean-Paul IIDans Ecclesia in Europa, une exhortation apostolique post-synodale datant du 28 juin 2003, Jean- Paul II appelait à ne pas craindre de défendre le dimanche contre toute attaque et de tout mettre en œuvre pour que, dans l’organisation du travail, il soit sauvegardé, de manière à être un jour pour l’homme, au bénéfice de la société entière. (n. 82)