Lu sur la lettre aux amis de Sainte-Marie de La Garde à la chronique de Fr. Ambroise SAINT BENOÎT POUR TOUS…

 

Comment arriver le dimanche soir en ayant la satisfaction d’avoir vraiment fait fructifier le jour du Seigneur ? Read More →

Un texte éclairant de Mgr Robert Poinard, vicaire général du diocèse aux armées :

ORIGINE DU DIMANCHE         

Le terme lui-même a son origine dans le christianisme : les premiers disciples désignèrent en effet ce jour comme celui du Seigneur ainsi qu’en témoignent les Actes de Apôtres et les lettres de saint Paul. L’expression est employée partout dès le IIe siècle tant en grec qu’en latin. C’est de cette langue qu’elle se transmettra au français : le dies domini (« jour du Seigneur ») devient au Moyen Age le dia dominica qui mutera d’abord en vieux français en diemenche puis en dymanche au XIIIe siècle. La forme dimanche devient définitive à la Renaissance.

Read More →

Trouvé sur padreblog :

 […] Le repos dominical fait tout autant partie de notre culture – et de notre foi pour les chrétiens – que la crèche. La nécessité d’un jour de gratuité et de repos, pour rappeler que l’homme ne se définit pas seulement par ce qu’il produit ou consomme, est une intuition profonde que nous partageons depuis des siècles, inspirés en cela par l’Ecriture Sainte. Eclairés par la doctrine sociale de l’Eglise, les chrétiens ont participé aux luttes sociales pour imposer peu à peu ce dimanche non travaillé et offrir à tous un temps de gratuité.

Comment défendre la famille si on la prive en même temps de ce jour de retrouvailles et de détente où elle peut se rassembler ? D’ailleurs, sommes-nous les premiers – nous, chrétiens – à veiller sur la qualité de nos dimanches ?

Les partisans de l’extension du travail du dimanche ont des arguments économiques ? Ceux-ci sont discutables et discutés, y compris par des chefs d’entreprise ou des économistes. Mais au fond qu’importe. La fin ne justifie pas les moyens. Ce n’est pas d’abord une question économique : c’est une question de société. Affaiblir le dimanche, c’est bouleverser le rythme de vie de toute la société, des familles, des enfants. Affaiblir le dimanche, c’est toucher à l’homme et à ses besoins fondamentaux : se reposer, se retrouver, servir, s’engager, se détendre, prier…

La tentation ultralibérale

On parle de liberté… Mais au-delà du fait que celle des salariés n’est pas assurée – aujourd’hui volontaires, demain obligés sous la pression de l’employeur – la question est la même que pour les réformes sociétales : le désir individuel doit-il primer en tout temps ? Non, s’il remet en cause des principes fondamentaux et des institutions qui fondent notre vie en commun. C’est le cas pour le repos dominical car celui-ci fait partie du bien commun.

L’ultralibéralisme, qu’il soit éthique, sociétal ou économique, porte toujours la même erreur : la tentation de toute-puissance du désir individuel. On connaît déjà ceux qui en paient le prix : les plus pauvres, les plus fragiles, les plus petits. Quand il n’est pas régulé, c’est évidemment le désir du plus fort qui prend le dessus. […] »

Mgr Robert Poinard, vicaire général du diocèse aux armées, revient dans un long texte sur ce que représente le dimanche pour les chrétiens. Extraits :

« « Le dimanche apparaît donc, dès les origines, comme une institution typiquement chrétienne, originale et autonome » (G. Jacquemet). Jésus s’était montré vivant à ses disciples un dimanche. Ils prirent l’habitude de se réunir ainsi les dimanches suivants, comme en attestent l’évangéliste saint Jean puis les Actes des Apôtres. Jésus ressuscité revint ainsi les visiter plusieurs fois les dimanches suivants jusqu’à son Ascension, durant quarante jours. Et l’effusion de l’Esprit Saint a bien lieu un dimanche au milieu de la communauté réunie pour fêter la Pentecôte. A partir de là on comprend que l’Eglise naissante ait voulu s’organiser autour de ce jour (…)

Contrairement à ce que certains ont prétendu, le dimanche, comme jour de fête chrétienne, n’est pas né d’une sorte de conflit entre le culte juif et le culte chrétien puisque les disciples du Christ ont continué à marquer le shabbat durant quatre siècles, parallèlement au dimanche ! Il n’y a donc jamais eu d’opposition entre le samedi et le dimanche mais un accent nouveau, et plus fortement marqué, sur le dimanche comme jour spécifiquement chrétien (…) Finalement, ce qui semble vraiment avoir donné le coup de grâce au samedi c’est la décision de l’empereur Constantin de promulguer le repos dominical pour tout l’Empire. Désormais le dimanche devient le jour officiellement chômé partout et il le restera en occident jusqu’à nos jours (…)

Pour le chrétien le dimanche est d’abord le jour du Seigneur : c’est le dimanche que le Christ a triomphé de la mort (…) Le dimanche est aussi le jour consacré à Dieu : héritiers de la tradition biblique, nous savons qu’il nous faut mettre à part des temps pour Dieu qui lui soient gratuitement consacrés (…) Le dimanche est le jour de l’homme : dans l’empire romain christianisé les esclaves travaillent jusqu’au vendredi soir. Le samedi et le dimanche ils appartiennent à l’Eglise qui en profite pour les catéchiser et humaniser quelque peu leur condition misérable. Le dimanche s’imposera dans l’Eglise comme le jour à consacrer aux plus petits, à inviter des pauvres à sa table par exemple, ou à leur porter un repas (…)

Le principe, depuis Augustin jusqu’à nos jours, est toujours le même. Le repos dominical ne peut être rompu qu’à une seule condition : la nécessité de pratiquer la caritas c’est-à-dire lorsque le devoir m’oblige à secourir mon frère, à lui venir en aide. Ainsi, toutes les professions qui sont vouées au soutien matériel, médical, moral de l’homme ne sont pas concernées par les obligations du repos dominical (…)

Le bien-être des uns ne doit pas devenir l’esclavage des autres… En toute chose c’est le bien commun qui doit primer. Or, le bien commun est de pouvoir se reposer le dimanche et se livrer aux activités que l’on a librement choisies.

L’ordre économique ne doit pas écraser l’homme sous des fardeaux qu’il ne puisse plus supporter. Or il y a un grave danger à rompre des équilibres que la sagesse divine et la sagesse humaine ont établis dans l’ordre naturel. En tout état de cause, un abandon quasi général du repos dominical qui viendrait totalement bouleverser l’ordre économique et social, pourrait causer une désorganisation profonde de la vie de nos sociétés et, en particulier, de la cellule familiale. On comprend que la polémique autour du travail du dimanche soit importante non seulement pour la vie chrétienne mais pour la vie sociale en général. »

De Monseigneur Lebrun, archevêque de Rouen, dans le cadre de la neuvaine pour la France 2015 :

« Il n’y a pas de dimanche sans vendredi », écrivait avec bon sens cardinal Daneels, il y a quelques années. Chaque semaine, nous essayons de nous souvenir de ce jour où Jésus a donné sa vie pour ses amis, pour le monde et donc pour la France, dans la joie profonde de son union au Père : c’est le vendredi !
Y a-t-il, pour le chrétien, un vrai dimanche sans vendredi ? Comment vivons-nous le vendredi ? Comme la fin de la semaine, pour ceux qui travaillent ? Comme un jour ordinaire pour ceux qui sont en vacances ? Comme le jour de la neuvaine ? Dans un texte toujours en vigueur, les évêques de France ont demandé de « marquer les vendredis de l’année par des œuvres de pénitence (privation de friandises, tabac, loisirs), des attitudes de charité fraternelles (dons pris sur les privations, pardons, etc.) ; des actes de piété (messe, prière, visite au Saint-Sacrement), suivant des choix personnels, familiaux, communautaires … ».
La neuvaine pour la France est entrée dans son dernier mois. N’est-ce pas une occasion providentielle pour revisiter notre manière chrétienne de vivre chaque semaine, et chaque jour de la semaine ? Le dimanche est-il vraiment le jour du Ressuscité ? Le jour où notre cœur se remplit de la joie de la victoire définitive de Jésus sur la mort et sur tout mal ? Est-ce possible de le vivre ainsi, si je n’ai pas pris au sérieux le vendredi !
Heureusement, il y a le samedi ! Jour de rencontre plus intime avec la Vierge Marie. L’Eglise a pris l’habitude de favoriser la prière à la mère de Jésus, mère de Dieu, le samedi, veille du dimanche. Elle nous introduit dans l’espérance du Jour de Dieu. Elle est l’aurore du salut, la première en chemin, chantons-nous parfois. Avec tendresse, elle me fait passer du vendredi au dimanche, un vendredi sans doute pas à la hauteur de l’amour du cœur de Jésus, au dimanche qu’elle ne veut surtout pas que nous manquions !
Faut-il se lamenter que notre pays perde ses repères dans le calendrier commun toujours plus éclectique, ou sécularisé ? Avec humilité, reprenons le chemin indiqué par les évêques de France pour le vendredi. Essayons de le vivre dans la joie de l’Evangile, plus que dans la lamentation qui risque de nous faire revenir au temps du bouc émissaire, le temps de l’ancien testament, avant la venue de la Vierge Marie !
Haut les cœurs ! S’il n’y a pas de dimanche sans vendredi, il n’y a pas, pour les disciples de Jésus, de vendredi sans dimanche. Notre pays vit un temps d’épreuve, il s’approche donc d’un vrai dimanche ! Prions de tout cœur en sachant que nous sommes déjà exaucés !

« Le temps du repos, surtout celui dominical, nous est destiné pour que nous puissions profiter de ce qui ne s’achète pas et ne se vend pas », a déclaré le pape François devant les 4000 fidèles venus assister à l’audience générale, mercredi 12 août 2015.

Le repos dominical est « sacré », a assuré le pape, car il « rappelle à l’homme et à la femme qu’ils sont faits à l’image de Dieu, qui n’est pas esclave du travail, mais seigneur ». « Nous aussi, nous ne devons jamais être esclaves du travail, mais seigneurs », a-t-il poursuivi, regrettant que des millions d’hommes, de femmes et d’enfants soient aujourd’hui esclaves du travail. « En ce moment, il y a des esclaves, des personnes exploitées, a repris le pape dans une brève improvisation, et ceci est contre Dieu et contre la dignité de la personne humaine ». Il a assuré que « l’obsession du profit économique et de l’efficacité technique » mettaient en danger les rythmes de vie de l’homme. Selon lui, les jeunes sont les premières victimes de ce « mauvais virus » qu’est l’avidité de la consommation.

Trouvé sur Radio Vatican

Un pacte pour le travail : c’est le souhait exprimé par le Pape François lors de son premier rendez-vous à Campobasso, chef-lieu de la région du Molise, dans le centre-sud de l’Italie. Lors d’une rencontre avec le monde du travail au sein de l’université régionale, il s’est adressé aux travailleurs et aux entrepreneurs de cette région pour leur exprimer sa proximité par rapport « au drame du chômage »« Tant de postes de travail pourraient être récupérés grâce à une stratégie mise en place avec les autorités nationales qui sache cueillir les opportunités offertes par les normes nationales et européennes. » Et d’encourager son public à aller de l’avant. Read More →

Extrait tiré du livre Apôtre et mystique : le père Lamy du Comte Paul Biver – Ed. Gabriel Enault – 1960 – 203 pages – avec imprimatur – préfacé par J. Maritain
« Afin d’éviter les châtiments du ciel, il faudrait d’abord que les catholiques se concertent pour observer et faire observer la sanctification du dimanche. J’ai toujours été strict sur cet article dans la paroisse, et la très Sainte Vierge goûtait cette sévérité.
Un pauvre prêtre était en rapport avec une ligue belge qui avait pour objet l’observation du dimanche ; un jour qu’il priait avec intensité, la très Sainte Vierge a dit :
« Il prie pour cela depuis longtemps, mais c’est comme un gros rocher, oui, un gros rocher qu’il jette dans la mer! »
Mais il en faudrait beaucoup pour la combler ! Elle se plaint de la profanation du dimanche, mais elle ne jette pas la pierre à ceux qui le profanent. La profanation du dimanche, c’est un manque à l’adoration. Elle ressent vivement l’injure faite à Dieu, c’est un fait ; mais elle a pitié de ceux qui font l’injure. »