Lu sur ladepeche.fr

Faut-il généraliser le travail du dimanche notamment en ouvrant les grandes surfaces? La question divise. Robert Beck, auteur de «L’histoire du dimanche de 1700 à nos jours» (ed. L’Atelier), explique comment le repos dominical s’est imposé. Interview.

Initialement le dimanche, c’est le jour du Seigneur…

Absolument. Le changement commence au XVIIIe siècle, le dimanche religieux se transforme en un jour de fête.L’église ne joue plus un grand rôle, mais ailleurs, dans les régions plus pratiquantes, le dimanche est à la fois un jour de religion et de fête. Par exemple, en Bretagne, département bien catholique, on allait à la messe, en sortant la fête commençait.

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Lu sur Le salon beige :

Jacques Bompard rappelle qu’Emmanuel Macron a présenté la loi « Pour l’activité » instaurant la libéralisation du travail du dimanche, lorsqu’il était ministre de l’Economie de François Hollande:

« A la veille du second tour de l’élection présidentielle, le bilan du quinquennat Hollande en matière de travail s’avère désastreux : cinq ans d’impotence, dont Emmanuel Macron risque de se révéler l’héritier légitime. L’impéritie du président ne lui aura permis « d’inverser la courbe du chômage » ; elle lui aura également fait abonder dans le sens des lois émises par son ministre de l’Economie d’alors, à l’instar de la loi sur le travail du dimanche.

Une législation dont son auteur assurait, en 2014, qu’elle favoriserait le retour de la croissance en France. Echec patent: en 2016, la croissance se révélait moins haute qu’en 2015… A l’heure du passage de cette loi inique, Jacques Bompard en dénonçait déjà les pièges fallacieux : « jamais l’idéologie n’est efficace pour relancer la machine économique, jamais le pragmatisme ne peut être supplanté par la volonté de faire participer nos structures économiques au changement de civilisation promu par la gauche française » soulignait-il au détour d’une tribune.

Car à cet écueil de la politique économique du banquier du parti socialiste, s’ajoute également un péril civilisationnel auquel la gauche nous aura presque accoutumée : celui de la perte de nos repères traditionnels. Depuis Constantin, le Dimanche est chômé ; il en va là des racines chrétiennes de notre civilisation européenne millénaire, soucieuse de mettre sa politique au service du bien de la Cité et de ses ressortissants. En favorisant la mise en place de zones commerciales cyclopéennes ouvertes le dimanche, Emmanuel Macron installe les soubassements d’une société esclave des marchés, où les dimanches ne sont plus dévolus à Dieu mais à la banque mondiale.

Les familles seront les premières victimes de cette disposition : comme le député de Vaucluse l’annonçait en 2014, cette législation entérine le modèle de société que la gauche porte en étendard : une société résumée à « une somme d’individus dénués de toute solidarité naturelle et de toute vie familiale ». En s’introduisant de la sorte dans la vie de famille des Français, Emmanuel Macron perpétue l’œuvre de son maître : une immixtion d’une nouvelle forme pourtant, parachevant la mise en berne de nos traditions, en y adjoignant l’inféodation totale à un modèle économique auquel les Français, eût égard à la lecture des scrutins de dimanche dernier, n’aspirent pas.

Soucieux que le travail du Dimanche reste un jour chômé, Jacques Bompard avait porté à l’attention du Parlement une proposition de loi en juillet 2016, alertant des risques de cette « intrusion délicate[ment fallacieuse] dans la gestion de [l]a vie de famille ». N’est-il pas temps de sonner le glas de ces cinq années de politique immersive, dévastatrice à toutes les échelles ? »

Lu dans Famille chrétienne de cette semaine, sous la plume de Gabrielle Cluzel :

Deux candidats à la présidentielle se sont affrontés sur la question de l’ouverture des magasins le dimanche. Celui qui y est favorable a taclé l’autre en raillant la sacro-sainte « blanquette de veau en famille » des « petits-bourgeois ». Plat préféré du commissaire Maigret, la blanquette de veau fleure la France pompidolienne. Tranquille et prospère, celle-ci fut l’âge d’or, en effet, du petit-bourgeois, qui n’a rien de méprisable, puisqu’il n’est rien d’autre qu’un pauvre ayant réussi, grâce à ses efforts et à un ascenseur social pas encore tombé en panne.

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Extrait du dernier livre de Charles Beigbeder (en collaboration avec Benoît Dumoulin), Charnellement de France :

Enraciner l’Homme dans un cadre de vie harmonieux suppose aussi de respecter le rythme naturel et culturel dans lequel se déploie son action. Le rythme naturel renvoie avant tout à l’alternance des saisons qui influe sur notre mode de vie. Il n’est pas besoin d’évoquer la théorie des climats de Montesquieu pour comprendre que l’activité économique est nécessairement plus intense en hiver qu’en été. Le rythme culturel renvoie, quant à lui, au repos dominical, institué par le christianisme, à la fois pour sanctifier le jour du Seigneur comme pour montrer que le travail n’est pas une fin en soi mais doit être au service de l’Homme. Read More →

Lu sur bfmbusiness.bfminfo.com

Le dimanche est traditionnellement consacré aux loisirs, à la famille et aux amis. Pour ceux qui sont amenés à travailler ce jour-là, avoir un jour de repos en semaine ne permet pas d’avoir ces mêmes moments de partage.

Un salaire doublé, la prise en charge des frais de garde des enfants, le remboursement des frais de taxi, voici quelques-unes des compensations obtenues par les salariés dans le cadre des accords de branche permettant le travail dominical. Mais ces avantages ne compensent pas tout. Selon une étude publiée dans la revue Économie et Statistique de l’Insee, travailler le dimanche entraîne une perte de sociabilité familiale et amicale que ne peut remplacer aucun jour de repos en semaine. Un enjeu social « souvent occulté dans les débats relatifs à l’extension du travail dominical », selon ses auteurs, auteurs Jean-Yves Boulin et Laurent Lesnard. Read More →