Archives de la catégorie Réflexions

Travailler plus ou travailler autrement ?

François SoulageEditorial de François Soulage, président national du Secours Catholique, dans le mensuel Messages de juillet/août :

Le monde dans lequel nous vivons est paradoxal.

Jour après jour on annonce des plans sociaux avec des licenciements massifs, et des résultats d’entreprises meilleurs que prévu. Les marchés boursiers redressent la tête, mais le crédit est toujours aussi difficile à obtenir. Le chômage se développe mais les salariés qui ont un emploi sont incités à faire des heures supplémentaires. Dans ce contexte, le travail du dimanche revient comme moyen de relancer la consommation et le pouvoir d’achat. Le Cardinal Barbarin, dans ce numéro, reprend l’essentiel des arguments de ceux qui pensent que le dimanche doit être préservé comme un « bien essentiel pour la vie familiale et les rapports sociaux« .

Nous voyons dans les permanences du Secours Catholique trop de femmes seules, de familles désunies, d’enfants en détresse pour ne pas réagir fortement à toute mesure qui conduit à affaiblir la cohésion des familles, à rendre plus difficile encore la situation des femmes en charge d’enfants qui ne peuvent pas, le plus souvent, refuser de travailler ce jour-là alors qu’elles ont déjà souvent une situation précaire. Il est vrai que le dimanche est mieux payé que les autres jours. Il est donc tentant d’accepter de travailler. Mais cette logique infernale suppose que les autres jours ne seraient pas assez rémunérés.

Plutôt que d’inciter les personnes à travailler plus, ne peut-on aussi réfléchir aux moyens de mieux répartir les richesses, et donc d’augmenter les plus faibles rémunérations ? C’est d’ailleurs ce qu’admet implicitement le R.S.A. lorsqu’il complète les revenus des travailleurs pauvres.

Pour que notre société fonctionne, il y a déjà beaucoup de salariés qui travaillent en horaires décalés, la nuit, le dimanche et les jours fériés pour permettre à la polulation de se déplacer, de faire les achats alimentaires nécessaires, assurer le fonctionnement des services publics, ou qui travaillent en 3×8 pour que les usines ne s’arrêtent pas. N’est-ce pas suffisant ? Ne faudrait-il pas plutôt travailler à l’amélioration des conditions de travail et cesser ainsi d’accroître encore la destruction des rythmes sociaux au nom de la relance de la consommation ?

Ne peut-on trouver d’autres solutions pour améliorer la situation financière des plus démunis, qui ainsi sont encore exposés à une plus grande fragilité ? Est-on sûr que cela est bien le modèle de société auquel, aufond d’eux-mêmes, aspirent nos concitoyens ?

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Le repos dominical est un bien pour l’homme

Cardinal BarbarinMgr Philippe cardinal Barbarin, archevêque de Lyon et Primat des Gaules, rappelle  dans le dernier numéro de Messages du Secours Catholique, la nécessité d’un repos commun pour la vie de famille. Il souligne aussi les dangers qui menacent une société fascinée par l’argent et la consommation.

Êtes-vous satisfait de la nouvelle proposition de loi ?
Cardinal Barbarin : dans la présentation actuelle du projet, on nous assure que le nouveau texte respectera le sens du dimanche, un jour de repos, à vivre en famille et avec ses proches, et pour les chrétiens, le jour du Seigneur. Ce projet entend simplement adapter la loi pour éviter que perdurent certaines situations incohérentes, dues à des exceptions concédées aux uns ou aux autres.
Si les fameux “périmètres d’usage de consommation exceptionnel”, dont parle la loi pour les villes de plus d’un million d’habitants sont clairement circonscrits, si ces autorisations sont très limitées et très encadrées, comme on nous le promet, pourquoi pas ? Cependant, je poserai une double question. D’une part, est-ce à la loi de légiférer sur les détails ? Des décrets ne suffiraient-ils pas ? D’autre part, à multiplier les exceptions, on finit par transformer la loi en passoire. Espérons donc que la garantie d’un repos commun, qui est un bien essentiel pour la vie familiale et pour l’ensemble des rapports sociaux, sera respectée, et qu’il ne s’agit pas d’une concession qui risque d’en sacrifier d’autres à l’idole de la consommation.
Jésus a dit (Marc 2, 27) : « Le sabbat a été fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. » On commente toujours la deuxième partie, pour ne pas tomber dans l’application idiote des commandements, comme s’ils étaient les règlements de notre république spirituelle. Mais il ne faudrait pas oublier la première partie. Les commandements de Dieu sont comme les conseils d’un Père à l’homme, son enfant. Le repos dominical est effectivement un bien pour l’homme ; il nous est donné pour équilibrer notre vie, pour contribuer à la rendre paisible et harmonieuse.

L’assouplissement des horaires légaux se développe, contraignant les salariés à la plus grande flexibilité. Faut-il y mettre un frein ?
L’instauration des 3 x 8 a été décidée au nom de la rentabilité ; c’est un argument qui compte. Mais mesurons à quel point cela peut déstabiliser les familles et les personnes, car le jour est fait pour travailler et la nuit pour dormir. Certes, des exceptions sont nécessaires, pour le personnel soignant, pour certains employés des transports ou de travaux. En tout cela, il faut que le critère suprême reste l’homme.
Il n’est pas inutile, par exemple, que certains magasins soient ouverts le soir. Cela rend service à ceux qui rentrent tard du travail. Une plus grande flexibilité n’entraîne pas forcément le chaos ou le désordre. Il faut que cela corresponde à la vie ou aux besoins des gens. C’est toute la question de la liberté dans l’application d’une loi : elle ne doit pas devenir un carcan, mais elle doit rester un rempart social.
Que les choses soient donc clairement encadrées. Que le texte dise bien qu’on ne pourra pas faire pression sur un employé pour qu’il travaille le dimanche, que la base du volontariat sera respectée et qu’il y aura des avantages salariaux, avec l’assurance du repos compensateur. On nous assure aussi qu’il sera tenu compte des évolutions de la situation personnelle du salarié, en cas de mariage, de naissance d’enfants,… ou de divorce. Tout cela me paraît sage ; ce sont des garanties importantes, et il faudra veiller à ce qu’elles soient respectées.

La notion du “travailler plus pour gagner plus” est-elle en train de transformer de manière préoccupante la société française ?
Les banques nous ont montré, l’an dernier, comment on peut perdre la tête. En voulant gagner toujours plus, elles ont déconnecté leur activité de leur mission première : stimuler la vie économique, aider les entreprises… Avertis par cette dérive, nous pourrions en tirer les conséquences et en freiner la logique dangereuse. Il faut toujours se méfier de la fascination du “gagner plus”, car l’argent rend fou, comme l’affirme l’Évangile. Cela dit, l’expression “travailler plus pour gagner plus” relève d’une logique saine. Elle rappelle la beauté du travail et l’importance d’une juste rémunération pour celui qui se donne dans sa profession.

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Aux affaires du Père

Sous la plume de Hélène BODENEZ, vous trouverez en ligne une réflexion sur le repos dominical, pleine d’érudition et en plein coeur de l’actualité :

http://affairesdupere.canalblog.com/

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De quoi se mettre en colère ?

gerard-filochePosté dans Politique par Gérard Filoche le 24 juin 2009 :

Il s’agit comme vous l’avez compris de faire travailler des femmes et des jeunes pauvres et précaires le dimanche… Il s’agit d’un vandalisme social pour détruire les liens sociaux partout, dans les cités, dans les familles, dans la vie citoyenne…  Il s’agit de remplacer la société du loisir par la société du caddie…  Il s’agit de fabriquer du chômage…  le lundi ! Il s’agit de favoriser la grande distribution et de faire fermer les commerces de proximité…

Mais pas seulement : Sarközy, Chatel, Bertrand, Maillé ont appâté le gogo en prétendant que le dimanche serait payé double et accompagné d’un repos compensateur c’est-à-dire payé triple. Seuls les naïfs pouvaient croire cela.

Les dernières moutures du texte précisent que ce ne sera pas le cas
-       dans les communes touristiques (sic) (attention elles seront distinctes des « zones touristiques ») ;
-       dans l’ameublement (sic) (et d’autres branches comparables, le bricolage…) ;
-       dans les lieux déjà dits de consommation d’usage les week-ends (sic).
C’est-à-dire que là où il y avait déjà ouverture, il n’y aura pas de doublement, ni de repos compensateur, ce sera … négocié.

Nous le disions déjà : la banalisation du travail du dimanche se traduira par une banalisation du salaire du dimanche, sans majoration, sans avantage, ni repos compensateur. Les quelques salariés abusés, comme à Plan de Campagne qui croyaient y voir un gain sont tombés dans le piège, l’ouverture généralisée du dimanche se traduira par des salaires ordinaires le dimanche ! S’il n’y a plus d’exception pourquoi payer plus ?

Et des détails que Martine Billard, député  »Verts » de Paris n’a pas manqué de dénoncer et de combattre : il y aura trois cas particuliers, Paris, Lyon et Marseille. Ce serait les maires qui trancheraient…. Hé oui, mais à Paris, le texte ne dit pas cela, ce sera le Préfet.

Allez Paris, ville touristique sera ouverte le dimanche avec des caissières, femmes, jeunes pauvres et précaires.

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Repos n’est pas paresse

Article du rabbin Philippe HADDAD lu dans La Croix :rabbin-philippe-haddad

La Bible met en garde contre la paresse et la négligence dans l’activité professionnelle. Au paresseux, le Livre des Proverbes conseille (bien avant La Fontaine) d’imiter la fourmi afin de ne pas tomber dans le dénuement : « Va vers la fourmi, paresseux, observe ses façons d’agir et deviens sage. Elle n’a ni maître, ni surveillant, ni supérieur ; elle prépare sa nourriture durant l’été, elle amasse ses provisions durant la moisson » (Pr 6, 6-8). L’excès inverse, qui traduirait une boulimie de travail, ne trouverait pas plus grâce à ses yeux. D’où l’importance du chabbat. Ce mot signifie « cessation », plutôt que « repos » : Dieu cesse son œuvre créatrice le septième jour et fonde par ce repli le jour central du calendrier israélite. Du coup, ce jour donne à penser la dialectique travail-cessation : une activité sans répit ôterait toute possibilité de prendre conscience de ses actes et d’en examiner la valeur.

Travailler, produire, être efficace sont des mots clés de notre économie de marché, en même temps qu’une bénédiction en temps de crise. Pourtant, un travail sans repos, sans possibilité de se retrouver avec sa famille, avec sa communauté, avec soi causerait autant de préjudices psychologiques qu’une mise au chômage.

Certes, la notion de retrait n’a pas bonne presse dans un monde qui pousse à investir. Mais le retrait n’est-il que frustration ? Un temps de prière, de méditation sera noté nul sur l’échelle de la productivité, mais hautement coté dans l’échelle de l’être. Par les voies de la sécularisation, le repos chabbatique ou dominical a pris les habits des loisirs, quand nos contemporains affrontent les bouchons pour mériter quelques douceurs au soleil, pour « ne rien faire ». Mais que se passe-t-il quand des hommes sont réunis pour ne pas produire ? Ils créent de la relation, de la parole, de l’échange. Le savoir-faire professionnel peut se muer en savoir être ensemble.

Le juif à travers le chabbat et le chrétien à travers le dimanche proclament la valeur ultime de l’humain, qui ne peut être réduit à une machine de production. L’homme, créature divine, trouve autant sa dignité à bonifier la terre par son action qu’à s’en retirer par un jour voué à la prière. Juifs et chrétiens ont ensemble à porter ce message biblique : le travail de l’homme s’exprime d’abord dans celui de s’accomplir dans son humanité.

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Mgr Dufour : « Le repos dominical est un commandement d’amour divin »

mgr-dufour1Mgr Dufour, coadjuteur de l’archidiocèse d’Aix et d’Arles répond aux questions de Famille Chrétienne :

Le gouvernement revient à la charge avec le travail du dimanche, qu’en pensez-vous ?

Cette initiative du gouvernement est regrettable. Je m’étais réjoui qu’il ait écouté les parlementaires qui avaient refusé de voter une généralisation du travail du dimanche. Que le gouvernement prenne des dispositions pour réglementer certaines situations particulières qui concernent les personnels de santé, c’est son devoir. Mais qu’il en fasse un symbole de libération des soi-disant « carcans de la société », comme l’a dit Nicolas Sarközy, c’est se tromper de combat ! Aujourd’hui, le vrai combat à mener, c’est de permettre aux personnes et aux familles d’avoir un temps collectif de repos. Certes, il faut donner du travail aux Français, mais pas à n’importe quel prix !

À partir de quelles garanties l’Eglise serait-elle d’accord avec une extension du travail du dimanche ?

D’abord, il faudrait impérativement que le principe du repos dominical soit réaffirmé pour tous. Et que cela soit formulé et acté dans une loi. Nous serons très vigilants là-dessus. Ensuite, on ne doit pas obliger quelqu’un à travailler ce jour-là. Le dimanche doit rester pour tous un jour de repos. Evidemment, une fois encore, certaines personnes doivent pouvoir travailler le dimanche, l’Eglise n’est pas jusqu’au-boutiste. Mais chaque dérogation doit être dictée par la nécessité qu’impose le respect du Bien Commun. Je ne suis pas sûr que ce soit le cas. Enfin, je pose la question : a-t-on besoin de légiférer pour réglementer ?

Est-ce qu’en conscience un chrétien peut adhérer à une telle proposition de loi ?

Je ne peux pas répondre par « oui » ou par « non » à cette question. Le chrétien demeure critique sur une proposition de loi qui est une menace pour le repos dominical. Cependant, si une loi humaine essaie de s’approcher le plus possible du Bien Commun, aucune loi n’est parfaite, aucune ne peut être érigée en absolu. Pour un chrétien, le repos dominical est un commandement d’amour divin. Le disciple du Christ, à moins d’y être obligé par son métier, doit veiller à ne pas travailler, ni faire ses courses le dimanche. Nous avons six jours pour travailler et nous occuper de nos affaires courantes. Redécouvrons le dimanche, ce septième jour qui est consacré à Dieu.

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La C.F.T.C. dans les starting block

Touche pas mon dimanche (CFTC)

Touche pas mon dimanche (CFTC)

Un appel à nous mobiliser nous a été adressé par la C.F.T.C

:

La proposition de loi sur le travail du dimanche n’est malheureusement pas définitivement enterrée. Elle peut ressurgir d’un jour à l’autre !

Sur ce sujet, qui constitue un réel choix de civilisation, la C.F.T.C. a toujours été en pointe. Aussi, la vigilance doit être de mise et nous devons nous tenir prêts à nous mobiliser si besoin.

Si cette proposition de loi devait ressurgir à l’Assemblée Nationale, il nous faudra réaliser une mobilisation forte et extrêmement réactive. Pour ce faire, nous vous demandons de nous adresser vos coordonnées : contact@cftc-paris.fr Ce courriel est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir (courriels et téléphone) afin que nous puissions vous contacter rapidement si nécessaire.

Nous avons déjà fait ajourner ce projet néfaste, restons plus que jamais mobilisés.

HAUT LES COEURS !

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Travailler le dimanche….

notre-dame-de-pentecote.jpgEditorial du père Michel ANGLARES lu dans la lettre hebdomadaire ( 4-11 février 2009) Dessine-moi une espérance n°369 de la maison d’Eglise Notre-Dame de Pentecôte située à la Défense :

Les besoins de la société et des individus requièrent l’exercice d’un certain nombre de professions, de jour comme de nuit, jours ouvrables comme jours fériés. Pour autant faut-il généraliser le travail dominical même et surtout s’il doit concerner essentiellement les activités commerciales ?

Trois objections se dressent à l’encontre de cette perspective. En premier lieu, le lien social est suffisamment délité dans notre société pour ne pas aggraver cette déficience dont beaucoup de nos contemporains se plaignent. Avoir un jour où nous pouvons nous rencontrer en famille, entre amis, se détendre ensemble, prier ensemble… est indispensable à l’équilibre de chacun et à celui des collectivités. Certaines personnes
« haïssent le dimanche » car elles s’ennuient ferme ce jour-là et ressentent davantage la solitude. Raison de plus pour elles et celles qui les entourent de développer une vraie convivialité à travers des activités ludiques, associatives, sportives ou autres…
Un jour de congé hebdomadaire qui soit le même pour tous offre la possibilité de développer des relations gratuites et amicales plus difficiles à établir dans la vie professionnelle et qui le seraient également si les jours de repos s’étalaient dans toute la semaine.

En second lieu, l’ouverture des commerces le dimanche revient à vouer une fois de plus un culte au dieu « argent ». Faire de ce dernier une idole à laquelle tout est sacrifié nous a conduits dans l’impasse actuelle qui s’appelle la crise financière et économique. N’avons-nous donc aucune leçon à en tirer ? Pour des étudiants, des personnes aux revenus limités, travailler un jour férié est évidemment intéressant. Est-il impossible d’imaginer d’autres moyens de rémunération, une distribution moins inégale de l’argent, permettant à ces personnes de pouvoir goûter un vrai repos hebdomadaire doublé de rencontres amicales ?

Enfin, selon le législateur, le travail dominical serait réservé aux seuls volontaires. Qui peut y croire ? La machine une fois lancée, les impératifs commerciaux et la peur du chômage aidant, qui aura la liberté de refuser les pressions de l’employeur pour venir travailler les jours fériés ?

Le préfet des Hauts-de-Seine vient de signer un document faisant de la Défense un site touristique. De ce fait, des commerces vont pouvoir ouvrir leurs portes le week-end. La principale raison avancée, fort louable, est d’animer ce lieu relativement déserté le dimanche. Cependant, ne peut-on faire venir du monde sur ce site par des propositions culturelles et ludiques plus attrayantes ?

Pour les chrétiens, le dimanche reste « le jour du Seigneur », celui où le Christ nous invite à participer à son eucharistie, à faire tous ensemble « corps avec Lui », à approfondir la foi, l’espérance et l’amour pour transformer le monde présent et annoncer de cette façon le monde à venir. Les circonstances de la vie peuvent empêcher les uns ou les autres de répondre ce jour-là au rendez-vous du Seigneur. Il n’en restera pas moins un jour privilégié pour permettre d’aviver notre communion avec Dieu, les uns avec les autres, et avec toute l’humanité.

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