Archives de la catégorie Catéchisme

Sanctifier le « jour du Seigneur ».

L’origine de cette obligation.Mais le septième jour

Parmi les préceptes du Décalogue relatifs à l’amour de Dieu, le premier concerne le cœur de l’homme, qui ne doit connaître et adorer que le seul vrai Dieu : « Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi » (Ex. 20,2-5 ; Mat. 4,10). Le deuxième concerne sa bouche, qui ne doit en prononcer le nom qu’avec respect : « Tu ne prononceras pas le nom du Seigneur ton Dieu à faux » (Ex 20, 7 ; Dt 5, 11). Le troisième concerne ses œuvres. Paradoxalement, ce qui est mis en avant, ce n’est pas d’abord le travail mais le repos (cf. Ex. 20.8-9). Il s’agit de s’imposer un repos en un certain jour, qui est appelé le “sabbat”, ou le “jour du Seigneur”, et de sanctifier ce jour.

1°. Ce précepte est contenu, non pas dans n’importe quelle partie de la Bible, en particulier dans un livre relatif aux simples “règles cérémonielles” (abolies par le Christ) qui étaient imposés aux juifs ou à leurs prêtres. Il est inscrit dans le Décalogue, qui est en quelque sorte une Charte pour toute l’humanité, dans l’expression de ses rapports à Dieu et des hommes entre eux. Ceci indique, de prime abord, que le repos que nous sommes invités à prendre et à sanctifier a quelque chose à voir avec notre nature humaine, avec le sens de la vie, avec son accomplissement, et par conséquent avec notre bonheur même, individuel ou social, puisque l’homme, par nature, est fait pour vivre en société.

2°.  Le sabbat (ou shabbat), dans l’ancienne Alliance, comme aujourd’hui le samedi (ou sábado, en Espagnol), était le 7ème jour de la semaine (Ex 16,26). Il avait le sens, à la fois, de « jour de repos complet » (Ex 16,23), aussi bien pour les hommes que pour la terre (Lév 25,4), et de jour de sanctification (Ex 20,8). Le sabbat était regardé, selon la volonté de Dieu même, comme un signe sacré entre lui et son peuple, signe de sa bénédiction (Ex 31,13). A partir du moment où nous sommes appelés à “sanctifier” ce “sabbat” ou ce “jour” de repos, c’est qu’il ne s’agit, à l’évidence, ni ne n’importe quel jour, ni de n’importe quel repos.

tiré du site Hermas.

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Une prescription morale inscrite au coeur de l’homme.

Cathédrale de ChartresLa célébration du dimanche observe la prescription morale naturellement inscrite au cœur de l’homme de  » rendre à Dieu un culte extérieur, visible, public et régulier sous le signe de son bienfait universel envers les hommes  » (S. Thomas d’A., s. th. 2-2, 122, 4). Le culte dominical accomplit le précepte moral de l’Ancienne Alliance dont il reprend le rythme et l’esprit en célébrant chaque semaine le Créateur et le Rédempteur de son peuple.

(§ 2176 du Catéchisme de l’Eglise Catholique)

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Le Dimanche, accomplissement du Sabbat.

Le Dimanche se distingue expressément du Sabbat auquel il succède chronologiquement, chaque semaine, et dont il remplace pour les chrétiens la prescription cérémonielle. Il accomplit, dans la Pâque du Christ, la vérité spirituelle du sabbat juif et annonce le repos éternel de l’homme en Dieu. Car le culte de la loi préparait le mystère du Christ, et ce qui s’y pratiquait figurait quelque trait relatif au Christ (cf. 1 Co 10, 11) :

Ceux qui vivaient selon l’ancien ordre des choses sont venus à la nouvelle espérance, n’observant plus le sabbat, mais le Jour du Seigneur, en lequel notre vie est bénie par Lui et par sa mort (S. Ignace d’Antioche, Magn. 9, 1).

(§ 2175 du Catéchisme de l’Eglise Catholique)

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Fondement et noyau de toute l’année liturgique.

Le dimanche,  » Jour du Seigneur « , est le principal jour de la célébration de l’Eucharistie parce qu’il est le jour de la Résurrection. Il est le jour de l’Assemblée liturgique par excellence, le jour de la famille chrétienne, le jour de la joie et du repos du travail. Il est  » le fondement et le noyau de toute l’année liturgique « .

(§ 1193 du Catéchisme de l’Eglise Catholique)

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Jour de l’Assemblée liturgique.

cathédrale de ChartresLe dimanche est le jour par excellence de l’Assemblée liturgique, où les fidèles se rassemblent  » pour que, entendant la Parole de Dieu et participant à l’Eucharistie, ils fassent mémoire de la Passion, de la Résurrection et de la Gloire du Seigneur Jésus, en rendant grâces à Dieu qui les a régénérés pour une vivante espérance par la Résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts  » (SC 106) :

Quand nous méditons, ô Christ, les merveilles qui furent accomplis en ce jour du dimanche de ta sainte Résurrection, nous disons : Béni est le jour du dimanche, car c’est en lui que fut le commencement de la création… le salut du monde… le renouvellement du genre humain… C’est en lui que le ciel et la terre se sont réjouis et que l’univers entier fut rempli de lumière. Béni est le jour du dimanche, car c’est en lui que furent ouvertes les portes du paradis pour qu’Adam et tous les bannis y entrent sans crainte (Fanqîth, Office syriaque d’Antioche, Vol. 6, La partie de l’été, p. 193 b).

(§ 1167 du Catéchisme de l’Eglise Catholique)

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Le Jour du Seigneur.

L’Église célèbre le mystère pascal, en vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la Résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le Jour du Seigneur, ou dimanche. Le jour de la Résurrection du Christ est à la fois le « premier jour de la semaine », mémorial du premier jour de la création, et le « huitième jour » où le Christ, après son « repos » du grand Sabbat, inaugure le Jour « que fait le Seigneur », le  » jour qui ne connaît pas de soir  » (cf. Matutinum in die Paschatis ritus Byzantini, Oda 9, troparium [Romae 1884] p. 11). Le  » repas du Seigneur  » est son centre, car c’est ici que toute la communauté des fidèles rencontre le Seigneur ressuscité qui les invite à son banquet (cf. Jn 21, 12 ; Lc 24, 30) :Le jour du Seigneur, le jour de la Résurrection, le jour des chrétiens, est notre jour. C’est pour cela qu’il est appelé jour du Seigneur : car c’est ce jour là que le Seigneur est monté victorieux auprès du Père. Si les païens l’appellent jour du soleil, nous aussi, nous le confessons volontiers : car aujourd’hui s’est levé la lumière du monde, aujourd’hui est apparu le soleil de justice dont les rayons apportent le salut (S. Jérôme, pasch. : CCL 78, 550, 52).(§ 1166 du Catéchisme de l’Eglise Catholique)

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