Sanctifier les dimanches et jours de fête exige un effort commun. Chaque chrétien doit éviter d’imposer sans nécessité à autrui ce qui l’empêcherait de garder le jour du Seigneur. Quand les coutumes (sport, restaurants, etc.) et les contraintes sociales (services publics, etc.) requièrent de certains un travail dominical, chacun garde la responsabilité d’un temps suffisant de loisir. Les fidèles veilleront, avec tempérance et charité, à éviter les excès et les violences engendrées parfois par des loisirs de masse. Malgré les contraintes économiques, les pouvoirs publics veilleront à assurer aux citoyens un temps destiné au repos et au culte divin. Les employeurs ont une obligation analogue vis-à-vis de leurs employés.

Que les chrétiens qui disposent de loisirs se rappellent leurs frères qui ont les mêmes besoins et les mêmes droits et ne peuvent se reposer à cause de la pauvreté et de la misère. Le dimanche est traditionnellement consacré par la piété chrétienne aux bonnes œuvres et aux humbles services des malades, des infirmes, des vieillards. Les chrétiens sanctifieront encore le dimanche en donnant à leur famille et à leurs proches le temps et les soins, difficiles à accorder les autres jours de la semaine. Le dimanche est un temps de réflexion, de silence, de culture et de méditation qui favorisent la croissance de la vie intérieure et chrétienne.

Pendant le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles s’abstiendront de se livrer à des travaux ou à des activités qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au Jour du Seigneur, la pratique des oeuvres de miséricorde et la détente convenable de l’esprit et du corps. Les nécessités familiales ou une grande unité sociale constituent des excuses légitimes vis-à-vis du précepte du repos dominical. Les fidèles veilleront à ce que de légitimes excuses n’introduisent pas des habitudes préjudiciables à la religion, à la vie de famille et à la santé.

« L’amour de la vérité cherche le saint loisir, la nécessité de l’amour accueille le juste travail. » (Saint Augustin)

Comme Dieu « se reposa le septième jour après tout le travail qu’Il avait fait » (Gn 2, 2), la vie humaine est rythmée par le travail et le repos. L’institution du Jour du Seigneur contribue à ce que tous jouissent du temps de repos et de loisir suffisant qui leur permette de cultiver leur vie familiale, culturelle, sociale et religieuse.

Extrait du dernier livre de Charles Beigbeder (en collaboration avec Benoît Dumoulin), Charnellement de France :

Enraciner l’Homme dans un cadre de vie harmonieux suppose aussi de respecter le rythme naturel et culturel dans lequel se déploie son action. Le rythme naturel renvoie avant tout à l’alternance des saisons qui influe sur notre mode de vie. Il n’est pas besoin d’évoquer la théorie des climats de Montesquieu pour comprendre que l’activité économique est nécessairement plus intense en hiver qu’en été. Le rythme culturel renvoie, quant à lui, au repos dominical, institué par le christianisme, à la fois pour sanctifier le jour du Seigneur comme pour montrer que le travail n’est pas une fin en soi mais doit être au service de l’Homme. Read More →

Lu sur le Monde du Droit :

Le député Jacques Bompard considère que si le principe du repos dominical trouve ses origines dans les racines chrétiennes de notre société, il s’est progressivement « laïcisé » et trouve aujourd’hui sa justification dans la nécessité de protéger la santé des salariés en leur garantissant un jour de repos hebdomadaire qui leur permet de concilier vie professionnelle et vie personnelle, familiale et amicale.

Il a donc déposé, le 13 juillet 2016 à l’Assemblée nationale, une proposition de loi de visant au maintien du droit au repos dominical.

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Lu sur bfmbusiness.bfminfo.com

Le dimanche est traditionnellement consacré aux loisirs, à la famille et aux amis. Pour ceux qui sont amenés à travailler ce jour-là, avoir un jour de repos en semaine ne permet pas d’avoir ces mêmes moments de partage.

Un salaire doublé, la prise en charge des frais de garde des enfants, le remboursement des frais de taxi, voici quelques-unes des compensations obtenues par les salariés dans le cadre des accords de branche permettant le travail dominical. Mais ces avantages ne compensent pas tout. Selon une étude publiée dans la revue Économie et Statistique de l’Insee, travailler le dimanche entraîne une perte de sociabilité familiale et amicale que ne peut remplacer aucun jour de repos en semaine. Un enjeu social « souvent occulté dans les débats relatifs à l’extension du travail dominical », selon ses auteurs, auteurs Jean-Yves Boulin et Laurent Lesnard. Read More →