Le dimanche,  » Jour du Seigneur « , est le principal jour de la célébration de l’Eucharistie parce qu’il est le jour de la Résurrection. Il est le jour de l’Assemblée liturgique par excellence, le jour de la famille chrétienne, le jour de la joie et du repos du travail. Il est  » le fondement et le noyau de toute l’année liturgique « .

(§ 1193 du Catéchisme de l’Eglise Catholique)

cathédrale de ChartresLe dimanche est le jour par excellence de l’Assemblée liturgique, où les fidèles se rassemblent  » pour que, entendant la Parole de Dieu et participant à l’Eucharistie, ils fassent mémoire de la Passion, de la Résurrection et de la Gloire du Seigneur Jésus, en rendant grâces à Dieu qui les a régénérés pour une vivante espérance par la Résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts  » (SC 106) :

Quand nous méditons, ô Christ, les merveilles qui furent accomplis en ce jour du dimanche de ta sainte Résurrection, nous disons : Béni est le jour du dimanche, car c’est en lui que fut le commencement de la création… le salut du monde… le renouvellement du genre humain… C’est en lui que le ciel et la terre se sont réjouis et que l’univers entier fut rempli de lumière. Béni est le jour du dimanche, car c’est en lui que furent ouvertes les portes du paradis pour qu’Adam et tous les bannis y entrent sans crainte (Fanqîth, Office syriaque d’Antioche, Vol. 6, La partie de l’été, p. 193 b).

(§ 1167 du Catéchisme de l’Eglise Catholique)

L’Église célèbre le mystère pascal, en vertu d’une tradition apostolique qui remonte au jour même de la Résurrection du Christ, chaque huitième jour, qui est nommé à bon droit le Jour du Seigneur, ou dimanche. Le jour de la Résurrection du Christ est à la fois le « premier jour de la semaine », mémorial du premier jour de la création, et le « huitième jour » où le Christ, après son « repos » du grand Sabbat, inaugure le Jour « que fait le Seigneur », le  » jour qui ne connaît pas de soir  » (cf. Matutinum in die Paschatis ritus Byzantini, Oda 9, troparium [Romae 1884] p. 11). Le  » repas du Seigneur  » est son centre, car c’est ici que toute la communauté des fidèles rencontre le Seigneur ressuscité qui les invite à son banquet (cf. Jn 21, 12 ; Lc 24, 30) :Le jour du Seigneur, le jour de la Résurrection, le jour des chrétiens, est notre jour. C’est pour cela qu’il est appelé jour du Seigneur : car c’est ce jour là que le Seigneur est monté victorieux auprès du Père. Si les païens l’appellent jour du soleil, nous aussi, nous le confessons volontiers : car aujourd’hui s’est levé la lumière du monde, aujourd’hui est apparu le soleil de justice dont les rayons apportent le salut (S. Jérôme, pasch. : CCL 78, 550, 52).(§ 1166 du Catéchisme de l’Eglise Catholique)

ange au cadranLes autorités publiques ont le devoir de veiller à ce que les citoyens ne soient pas privés, pour des raisons de productivité économique, d’un temps destiné au repos et au culte divin. Les employeurs ont une obligation analogue vis-à-vis de leurs employés. Les chrétiens doivent, dans le respect de la liberté religieuse et du bien commun de tous, se prodiguer pour que les lois reconnaissent les dimanches et les autres solennités liturgiques comme des jours fériés:  » Ils ont à donner à tous un exemple public de prière, de respect et de joie et à défendre leurs traditions comme une contribution précieuse à la vie spirituelle de la société humaine « . Tout chrétien devra  » éviter d’imposer sans nécessité à autrui ce qui l’empêcherait de garder le jour du Seigneur « .

(§ 286 du compendium de la doctrine sociale de l’Eglise)

promenade dominicaleLe dimanche est un jour à sanctifier par une charité agissante, avec une attention particulière aux membres de la famille, ainsi qu’aux malades, aux infirmes et aux personnes âgées; il ne faut pas non plus oublier les  » frères qui ont les mêmes besoins et les mêmes droits et ne peuvent se reposer à cause de la pauvreté et de la misère « ;  en outre, c’est un temps propice à la réflexion, au silence et à l’étude, qui favorisent la croissance de la vie intérieure et chrétienne. Les croyants devront se distinguer, ce jour-là aussi, par leur modération, en évitant tous les excès et les violences qui caractérisent souvent les divertissements de masse. Le jour du Seigneur doit toujours être vécu comme le jour de la libération, qui fait participer à la  » réunion de fête  » et à  » l’assemblée des premiers-nés qui sont inscrits dans les cieux  » (He 12, 22-23) et anticipe la célébration de la Pâque définitive dans la gloire du ciel.

§ 285 du Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise

  » Au septième jour, Dieu chôma après tout l’ouvrage qu’il avait fait  » (Gn 2, 2): les hommes aussi, créés à son image, doivent jouir d’un repos et d’un temps libre suffisants qui leur permettent de s’occuper de leur vie familiale, culturelle, sociale et religieuse. C’est à cela que contribue l’institution du jour du Seigneur. Le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les croyants  » s’abstiendront de se livrer à des travaux ou à des activités qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre au Jour du Seigneur, la pratique des œuvres de miséricorde et la détente convenable de l’esprit et du corps « . Des nécessités familiales ou des exigences d’utilité sociale peuvent légitimement exempter du repos dominical, mais elles ne doivent pas créer des habitudes dommageables à la religion, à la vie de famille et à la santé.

Compendium de doctrine sociale de l’Eglise

§ 284 du Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise

mgr_ginoux.jpgFaut-il légaliser le travail du dimanche ? Cette question est en train de trouver une réponse dans les mesures d’autorisations d’ouverture données par l’État aux grandes surfaces, à certains professionnels, comme récemment aux marchands de meubles.

Il est probable que l’actuel Parlement étendra cette loi à tous les types de commerces. Une fois de plus, au nom des droits humains, au nom du respect de la liberté religieuse, les hommes et les femmes conscients de l’enjeu doivent combattre cette mesure contraire au bien social.

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cure_ars1.jpg« Vous travaillez, vous travaillez, mes enfants, mais ce que vous gagnez ruine votre âme et votre corps. Si on demandait à ceux qui travaillent le dimanche: « Que venez-vous de faire? » ils pourraient répondre: « Je viens de vendre mon âme au démon, de crucifier Notre-Seigneur, et de renoncer à mon baptême. Je suis pour l’enfer… Il faudra pleurer toute une éternité pour rien… » Quand j’en vois qui charrient le dimanche, je pense qu’ils charrient leur âme en enfer.

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