cloche-de-liberte-politique.jpgNous reproduisons intégralement l’appel de Liberté politique.com à soutenir les eurodéputés qui défendent le repos dominical :

La déclaration écrite courageuse des cinq députés européens [1] en faveur du repos dominical pourra-t-elle venir à bout du vent contraire de la Directive européenne clairement opposée du 19 décembre 2008 ? Avant qu’il ne soit trop tard, soutenons les députés qui les ont rejoints en sollicitant ceux qui ne se sont pas manifestés.
Avant le 8 mai… et trois mois avant les élections européennes, nos lettres aux députés pourront aider aussi les candidats sortants à réfléchir.

On se souvient qu’à la veille de Noël, pour des raisons de procédure, les trois députés européens du groupe du Parti populaire européen (démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens, Marie Panayotopoulos-Cassiotou (Grèce), Thomas Mann (Allemagne) et Hubert Pirker (Autriche) n’avaient pas pu s’exprimer sur les deux amendements qu’ils avaient proposés. Ces amendements avaient pourtant été signés par plus de quarante députés et soutenus par les représentations des Églises, des alliances pour la protection du dimanche et des syndicats de nombreux États membres.

Un acte manqué

Empêchés de débattre d’une question primordiale pour les citoyens européens, le secrétaire général de la Commission des épiscopats de la Communauté européenne (Comece), le polonais Piotr Mazurkiewicz, avait déclaré :
« Le dimanche comme jour de repos hebdomadaire privilégié ne sera pas mentionné dans la future Directive sur le temps de travail, alors même que l’objectif affiché de cette Directive est de permettre la réconciliation entre travail et vie familiale. C’est une incohérence et un acte manqué lorsqu’on sait à quel point les citoyens européens attendent aujourd’hui une Europe sociale qui protège les travailleurs et leurs familles. »

Une telle issue n’étonne guère. Rien de plus logique au sein d’une Europe qui avait déjà renié ses origines chrétiennes dans son projet de Constitution ! Mais rien de plus inattendu pourtant que le point 4 de ladite Directive européenne qui mendie aux autres religions leur jour de repos : les États membres y sont invités à reconnaître que « dans une société pluriculturelle, il y a également des communautés religieuses qui peuvent avoir une préférence pour un autre jour de la semaine ». Le tour est formidable : comment déboulonner au mieux un dimanche d’origine chrétienne sous le fallacieux prétexte du respect des religions, manipulation grossière d’un laïcisme relativiste. Personne n’est dupe évidemment.

La vérité n’exclut personne

À ceux qui voudraient mettre sur le même plan le christianisme fondateur de l’Europe et les religions arrivantes n’ayant toujours pas fait d’ailleurs leur aggiornamento humaniste, qu’on nous permette de leur opposer ici les propos tranquilles de l’historien Max Gallo dans sa toute récente interview paru dans Le Point :
« C’était une erreur que de vouloir supprimer dans le traité de 2005, sous la pression de la France, la référence aux origines chrétiennes. Ou l’on ne parle pas des origines historiques de l’Europe et on laisse la question ouverte en disant qu’elle est une civilisation. Ou l’on en parle et il faut être dans la vérité historique. Et la vérité historique est que l’Europe est une création liée au catholicisme. En disant cela, on n’exclut personne. »

Cinquante-huit députés ne s’en sont d’ailleurs pas laissé compter, en rejoignant les cinq auteurs de la déclaration en faveur du respect du dimanche [2].

Ayons à cœur de les soutenir, sans perdre de vue la date butoir du 7 mai. Il s’agit de convaincre vite plus de trois cent cinquante députés européens. Écrivons-leur massivement et de quelque manière que ce soit (lettre type ci-dessous). Fax, email, lettre feront l’affaire. Soutenus par leurs élus, ils n’hésiteront plus à les représenter au plus près. Nous serons leur force.

D’une certaine façon naturelle et allant de soi, la mobilisation des chrétiens, en première ligne sur cette question du dimanche, doit être indéfectible. Soyons surtout convaincus que ce qui est bon pour un chrétien est bon pour tout homme, que le dimanche est un trésor social à partager.

[1] Les cinq auteurs de la déclaration en faveur du respect du dimanche : Anna Záborská, Slovaquie, et Martin Kastler, Allemagne, groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens, Jean Louis Cottigny, France, Groupe socialiste au Parlement européen, Patrizia Toia, Italie, Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, Konrad Szyma?ski, Pologne, Groupe Union pour l’Europe des Nations.

[2] Liste des députés favorables au respect du dimanche : Agnoletto, Vittorio; Angelilli, Roberta; Arif, Kader; Aylward, Liam; Becsey, Zsolt László; Bono, Guy; Braghetto, Iles; Cocilovo, Luigi; Cottigny, Jean Louis; Deß, Albert; Dumitriu, Constantin; Falbr, Richard; Fernandes, Emanuel Jardim; Fiore, Roberto; Gál, Kinga; Gardini, Elisabetta; Giertych, Maciej Marian; Janowski, Mieczys?aw Edmund; Kastler, Martin; Ku?miuk, Zbigniew Krzysztof; Lang, Carl; Lefrançois, Roselyne; Leinen, Jo; Libicki, Marcin; Louis, Patrick; Lyubcheva, Marusya Ivanova; Mann, Thomas; Masiel, Jan Tadeusz; Mavrommatis, Manolis; Mayer, Hans-Peter; Meijer, Erik; Méndez de Vigo, Íñigo; Mitchell, Gay; Mölzer, Andreas; Muscardini, Cristiana; Olbrycht, Jan; Oviir, Siiri; Panayotopoulos-Cassiotou, Marie; Peterle, Alojz; P?ks, Rihards; Podka?ski, Zdzis?aw Zbigniew; Posselt, Bernd; Pribetich, Pierre; Ribeiro e Castro, José; Roithová, Zuzana; Romagnoli, Luca; Salafranca Sánchez-Neyra, José Ignacio; Stoyanov, Dimitar; Strož, Daniel; Szyma?ski, Konrad; Toia, Patrizia; Tomaszewska, Ewa; Tomczak, Witold; Vaugrenard, Yannick; Visser, Cornelis; Záborská, Anna; Zaleski, Zbigniew.

Lettre type à reprendre ou à personnaliser

Madame, Monsieur le député,

En plein débat sur le choix du jour de repos, je tiens à vous exprimer mon vœu que le dimanche soit protégé et reste le jour férié en Europe.

Le dimanche est le noyau d’un ordre social historique. Il est considéré depuis longtemps en Europe comme le jour d’un mieux-vivre pour tout homme : temps privilégié des relations humaines, de la famille, de la vie spirituelle, du sport même… La liste est longue d’un temps fécond qui rend l’homme un peu plus homme. Demander à protéger le dimanche férié comme je vous le demande instamment ici revient à vous demander de protéger toujours davantage la dignité de la personne humaine.

Je ne peux m’expliquer la mise en danger du dimanche qui crée du lien dans des pays qui constatent pourtant chaque jour sa désagrégation dangereuse.

Je vous demande par conséquent de soutenir par votre signature la déclaration écrite 0009/2009 sur la protection du dimanche férié en tant que pilier essentiel du modèle social européen et élément du patrimoine culturel européen, déposée par les députés Anna Záborská, Martin Kastler, Jean Louis Cottigny, Patrizia Toia et Konrad Szyma?ski.

Vous remerciant par avance de la considération que vous donnerez à ma demande

Signature :

Anna Záborskádéposée au Parlement européen par Anna Záborská, Martin Kastler, Jean-Louis Cottigny, Patricia Toia, Konrad Szymanski sur la protection du dimanche férié en tant que pilier essentiel du modèle social européen et élément du patrimoine culturel européen :

Le Parlement européen,

A. considérant que le dimanche férié est un pilier essentiel du modèle social européen et un élément du patrimoine culturel européen,

B. considérant qu’une enquête menée par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (EUROFOUND) révèle que la probabilité de maladie et d’absentéisme dans les entreprises qui travaillent le samedi et le dimanche est 1,3 fois plus
élevée que dans les entreprises qui ne requièrent pas de leurs employés qu’ils travaillent les week-end
,

C. considérant que, selon la législation européenne, le dimanche est le jour de repos hebdomadaire pour les enfants et les adolescents,

D. considérant que, depuis leur création, les institutions, les organes et les agences de l’UE ne travaillent pas le dimanche et n’en ont pas l’intention dans le futur, malgré la diversité des origines religieuses, culturelles et ethniques des fonctionnaires et des décideurs européens,

1. invite les États membres et les institutions de l’UE à conserver le dimanche comme jour de repos hebdomadaire dans toute législation nationale et européenne à venir sur le temps de travail, afin d’améliorer la protection de la santé des travailleurs et de concilier vie
professionnelle et vie de famille
;

2. charge son Président de transmettre la présente déclaration, accompagnée du nom des signataires, au Conseil, à la Commission ainsi qu’aux commissions parlementaires chargées des affaires sociales des parlements nationaux.

Lu sur Liberté politique :

pe3.jpgLe 7 mai 2009 est le jour où la déclaration écrite de cinq députés européens [1] en faveur du repos dominical, déposée le 2 février dernier, aura recueilli la signature de la majorité des parlementaires,  pour pouvoir être adoptée par le Parlement européen. L’initiative est saluée par le secrétariat de la Commission des épiscopats de la communauté européenne, la Comece, mais aussi l’Église Protestante d’Allemagne (EKD) et Church of England. […]

Les cinq députés veulent  obliger le Parlement européen à une position claire en faveur d’une Europe sociale. La déclaration écrite demande que soit protégé le « dimanche férié comme pilier essentiel du modèle social européen et composante de l’héritage culturel de l’Europe ».

Dans un communiqué, le secrétariat de la Comece s’est félicité de cette initiative poursuit :

« La crise économique et financière a fait mieux comprendre à quel point tous les aspects de la vie ne peuvent être marchandés. La consommation effrénée n’est ni un modèle de développement économique durable, ni un modèle de développement humain durable. Nous savons que les hommes et les femmes qui travaillent le dimanche sont discriminés dans leurs relations sociales. Il est prouvé que leur vie familiale, leur épanouissement personnel et même leur santé sont affectés.

Composante de l’héritage culturel de l’Europe, issu d’une longue tradition et d’une grande valeur, le dimanche férié est un facteur décisif de réconciliation entre travail et vie familiale. Il conserve une signification essentielle dans les relations familiales, dans la vie sociale et culturelle. Il est un des rares temps à préserver pour permettre aux enfants et aux parents de se retrouver. Même la législation européenne le considère comme jour de repos hebdomadaire pour les enfants et les adolescents.

C’est pourquoi le respect du repos dominical est à la base du modèle social européen.Or, ces dernières années, la protection du dimanche a été réduite dans de nombreux États membres, à la faveur d’une vision politique trop consumériste. Les salariés sont ainsi confrontés au morcellement de leur vie privée, les entreprises voient les consommateurs se détourner des PME qui ne peuvent assurer des heures d’ouvertures sans interruption. C’est pourquoi la déclaration écrite [déposée par les cinq députés] invite les États membres et les institutions de l’UE “à protéger le dimanche, comme jour de repos hebdomadaire, dans les futures législations nationales et européennes qui concernent le temps de travail, afin d’améliorer la protection de la santé des travailleurs et la réconciliation entre travail et vie familiale ».

[…]

[1] Anna Záborská, Slovaquie, et Martin Kastler, Allemagne, groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens, Jean Louis Cottigny, France, Groupe socialiste au Parlement européen, Patrizia Toia, Italie, Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, Konrad Szyma?ski, Pologne, Groupe Union pour l’Europe des Nations

etoiles-de-nd-de-sion.jpgLu sur Zenit.org :

Des députés européens proposent l’adoption d’une déclaration écrite « sur la protection du dimanche férié comme pilier essentiel du modèle social européen et composante de l’héritage culturel de l’Europe ».

L’initiative est saluée par le secrétariat de la commission des épiscopats de la Communauté européenne (COM.E.C.E), l’Eglise Protestante d’Allemagne et la « Church of England », indique ce communiqué de la COM.E.C.E. Son adoption serait une prise de position claire du Parlement européen en faveur d’une Europe sociale. Il s’agit maintenant que cette déclaration écrite, qui a été déposée le 2 février 2009 par cinq députés européens issus des groupes PPE, PSE, ADLE et UEN, recueille la majorité de signatures nécessaire à son adoption.

La crise économique et financière a fait mieux comprendre à quel point tous les aspects de la vie ne peuvent être marchandés. La consommation effrénée n’est ni un modèle de développement économique durable, ni un modèle de développement humain durable. Nous savons que les hommes et les femmes qui travaillent le dimanche sont discriminés dans leurs relations sociales. Il est prouvé que leur vie familiale, leur épanouissement personnel et même leur santé sont affectés.

Composante de l’héritage culturel de l’Europe, issu d’une longue tradition et d’une grande valeur, le dimanche férié est un facteur décisif de réconciliation entre travail et vie familiale. Il conserve une signification essentielle dans les relations familiales, dans la vie sociale et culturelle. Il est un des rares temps à préserver pour permettre aux enfants et aux parents de se retrouver. Même la législation européenne le considère comme jour de repos hebdomadaire pour les enfants et les adolescents (1). C’est pourquoi le respect du repos dominical est à la base du modèle social européen.

Or, ces dernières années, la protection du dimanche a été réduite dans de nombreux Etats membres, à la faveur d’une vision politique trop consumériste. Les salariés sont ainsi confrontés au morcellement de leur vie privée, les entreprises voient les consommateurs se détourner des P.M.E. qui ne peuvent assurer des heures d’ouvertures sans interruption. C’est pourquoi la déclaration écrite invite les Etats membres et les institutions de l’U.E. « à protéger le dimanche, comme jour de repos hebdomadaire, dans les futures législations nationales et européennes qui concernent le temps de travail, afin d’améliorer la protection de la santé des travailleurs et la réconciliation entre travail et vie familiale.

La déclaration écrite doit maintenant recueillir la signature de la majorité de (394) députés européens avant le 7 mai 2009 pour pouvoir être adoptée par le Parlement européen.

(1) Voir l’article 10 de la Directive 94/33/CE du Conseil, du 22 juin 1994, relative à la protection des jeunes au travail, JO L 216, p. 12-20
L’article 116 du règlement du Parlement européen, stipule qu’une déclaration écrite est un texte d’une longueur maximum de deux cents mots présenté par au maximum cinq députés européens, soumis pendant trois mois à l’ensemble des députés. Si la déclaration recueille une majorité de signatures, elle devient un acte officiel du Parlement et est alors transmise aux destinataires qu’elle mentionne.